Au début du processus d’intégration européenne, et donc au lendemain de la seconde guerre mondiale, les problèmes d’approvisionnement de la population et de reconstruction d’une agriculture moderne étaient au cœur des préoccupations du continent. Fondée par le traité de Rome de 1957 et mise en place en 1962, la Politique Agricole Commune (PAC), qui, avec quelque 42% du budget communautaire, représente le poids lourd des dépenses communes, a connu au fil du temps un processus de réforme significatif. Depuis les années 1990, les réformes visent à diminuer les surplus agricoles aussi bien que la part de la PAC dans le budget de l’Union – ce qui est devenu, avec l’élargissement de l’UE, un véritable défi. Avec le processus de réforme de la PAC, le développement rural régional et l’agriculture durable apparaissent plus nettement au premier plan de la politique commune.
Dans le contexte de la mondialisation, le système de subvention de l’agriculture européenne qu’est la PAC est critiqué pour le peu de place qu’il laisse aux produits agricoles des pays du Sud.
L’agriculture est donc un champ politique européen important, aussi bien à l’intérieur de l’UE, lorsque la négociation sur les subventions agricoles vire au conflit, qu’à l’extérieur, s’agissant du rôle de l’UE dans le monde (notamment dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce).

Le Groupe des Belles Feuilles (GBF), rassemblement de jeunes professionnels intéressés par les questions européennes, lance « Vigie 2012 », une initiative innovante pour scruter la place de l’Europe dans la campagne présidentielle.
Inspiré des méthodes de fact checking américaines, le site décortiquera jusqu’au second tour les interventions des candidats et la place réservée aux questions européennes dans les médias avec un double objectif : démêler le vrai du faux et mesurer la place de l’Europe dans le débat.
L’opération, indépendante, est financée intégralement par la Fondation Hippocrène.