La fin des souffrances semble être venue pour Brian Cowen, le Taoiseach (premier ministre) irlandais, dont la popularité (ainsi que celle de son parti, le Fianna Fail, centriste) s’est effondrée ces derniers mois sous l’effet de la crise économique et du plan de sauvetage financier plus ou moins imposé par l’UE et le FMI.
Après avoir réussi à faire adopter par le parlement une loi de finances essentielle (le versement de l’aide européenne accordée en décembre y étant conditionné), le successeur de Bertie Ahern a annoncé qu’il allait dissoudre le parlement dès mardi, appelant ainsi des élections anticipées qui devraient selon toute vraisemblance avoir lieu le 25 février.
Les derniers mois furent rudes, c’est un euphémisme, pour celui qui avait présidé au miracle économique de l’île en tant que ministre des finances (2004-2008), mais s’apprête à quitter la tête du gouvernement en laissant l’ancien « tigre celtique » en bien mauvaise posture. Tout indique, en effet, que Brian Cowen, qui a déjà démissionné de la tête de son parti après la défection des Verts de sa coalition gouvernementale, ne se représentera pas. Son successeur en tant que leader du Fianna Fail, Michael Martin, ne devrait cependant pas réussir à inverser la tendance promettant une large victoire électorale au parti conservateur Fine Gael, dont le président, Enda Kenny, devrait donc devenir le nouveau premier ministre irlandais dans un mois. Mr Kenny a déjà annoncé son intention de vouloir renégocier les conditions du plan de sauvetage avec l’UE s’il était élu. Souhaitons lui bonne chance, car, sur ce terrain-là, il en aura bien besoin.