Alors que l’Union européenne s’est fixée au sommet de Lisbonne en 2000 l’objectif de devenir d’ici 2010 « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde », ses Etats membres doivent mieux coopérer entre eux et ses entreprises doivent accroître leurs investissements en « recherche-développement » s’ils souhaitent pouvoir monter en commun d’ambitieux projets technologiques et tenir tête aux Etats-Unis, au Japon et à la Chine.
Le programme Galileo, qui devrait déboucher sur un nouveau système de positionnement par satellite, plus moderne et efficace que son concurrent américain GPS, tout comme le projet de réacteur à fusion nucléaire ITER sont les symboles de la capacité de l’Union de développer de grands projets industriels lorsque ses Etats membres agissent de concert. Le cas Galileo pose cependant la question de la capacité des Etats membres à aller au delà de leurs intérêts nationaux et à penser à l’intérêt général européen.

Le Groupe des Belles Feuilles (GBF), rassemblement de jeunes professionnels intéressés par les questions européennes, lance « Vigie 2012 », une initiative innovante pour scruter la place de l’Europe dans la campagne présidentielle.
Inspiré des méthodes de fact checking américaines, le site décortiquera jusqu’au second tour les interventions des candidats et la place réservée aux questions européennes dans les médias avec un double objectif : démêler le vrai du faux et mesurer la place de l’Europe dans le débat.
L’opération, indépendante, est financée intégralement par la Fondation Hippocrène.