Signé le 13 décembre 2007 par les 27 chefs d’Etat et de gouvernement, l’objectif initial était que le Traité de Lisbonne puisse entrer en vigueur début 2009. Le Traité reprend l’essentiel des réformes institutionnelles prévues par la Constitution de 2004, mais en laissant de côté la symbolique constitutionnelle afin de permettre des ratifications parlementaires et ainsi d’éviter le fiasco de 2005 (référendums négatifs en France et au Pays-Bas). Mais le plan n’a pas tout à fait fonctionné comme l’un de ses principaux instigateurs, Nicolas Sarkozy, l’avait prévu: si les 26 Etats membres ayant le choix ont effectivement suivi l’option parlementaire, l’Irlande, seul pays constitutionnellement obligé d’organiser un référendum, s’est heurté à un “non” largement majoritaire de sa population. Le 12 juin 2008, les Irlandais replongeaient ainsi l’Union dans la crise institutionnelle qu’elle traîne depuis que l’élargissement de 2004 a rendu nécessaire une réforme en profondeur des mécanismes institutionnels. L’année 2008 a cependant vu 25 pays (mis à part l’Irlande et la République Tchèque) ratifier le Traité. Même si la règle de l’unanimité prévaut, cette situation d’isolement de l’Irlande (le parlement tchèque devant probablement ratifier au début de l’année 2009) a incité son gouvernement à annoncer l’organisation d’un nouveau référendum fin 2009. Dans le cas d’un oui, le chemin de croix du Traité de Lisbonne, et partant de la réforme institutionnelle de l’UE, pourrait alors enfin s’achever.
Voir notre “dossier spécial Traité de Lisbonne”
(Photo: Smallisbeautiful, flickr)


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