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Le temps de la transparence pour les lobbyistes bruxellois?

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1er bilan et perspectives de l’initiative sur la transparence de la Commission européenne

Malgré une controverse autour de ce chiffre, il est communément admis qu’environ 15,000 lobbyistes sont présents sur Bruxelles et travaillent auprès des institutions. Pour beaucoup, l’interaction entre les fonctionnaires européens et ces représentants d’intérêts apparaît pour le moins floue si ce n’est suspecte (particulièrement en France où la pratique du lobbying est connotée négativement). La Commission souffrant déjà d’une image quelque peu élitiste et éloignée des préoccupations des citoyens au moment de la campagne référendaire sur le Traité Constitutionnel (seulement 46% d’opinion favorable dans l’ensemble des pays de l’Union en octobre 2005, soit 6 points de moins qu’un an auparavant selon l’institut de sondage Eurobaromètre), le Président José Manuel Barroso a donc décidé de faire de la transparence l’une des priorités stratégiques de son mandat. C’est ainsi que fût mise en place l’Initiative Européenne pour la Transparence (IET) en 2005 afin d’accroitre la transparence de cette institution et donc, sa légitimité.


Le cadre général de l’Initiative

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Le Commissaire chargé de l’administration et de la lutte anti-fraude, Sim Kallas

En tant que commissaire chargé des Affaires administratives, de l’Audit et de la lutte antifraude, les « 3 A », comme il aime à les appeler, ses domaines de compétences sont la Consolidation de la réforme administrative, le Personnel et l’Administration, la Décharge budgétaire, l’Audit interne, la Lutte antifraude et la Sécurité (Source: Europa)

Confiée au Commissaire chargé de l’administration et de la lutte anti-fraude, l’Estonien Sim Kallas, cette initiative a pour but de rapprocher la Commission des citoyens en permettant à ces derniers d’obtenir des informations précises sur les groupes de pression influents dans l’UE mais aussi en garantissant l’accès aux documents de travail de l’institution ou encore en clarifiant les conditions d’attribution et de distribution des différents fonds européens. Comme le rappelle Sim Kallas, « les décideurs politiques sont en fin de compte responsables devant le public », ils doivent donc être ouverts à l’examen de leurs actions public. La bonne gouvernance implique que les citoyens sachent comment leurs impôts sont dépensés et comment le pouvoir confié aux hommes politiques est utilisé. Accroitre la transparence de cette institution est donc destiné à renforcer sa légitimité démocratique en garantissant l’existence d’un contrôle de la Commission par les citoyens qui en étaient jusqu’ici privés, les cette dernière n’étant pas élue.

L’importance du lobbying à Bruxelles

L’IET a donc un cadre relativement général mais sa principale avancée concerne bien sa volonté d’établir des règles concernant les contacts entre la Commission européenne et les groups d’intérêts qui tentent d’influencer les décideurs politiques européens. En effet, environ 50% des législations nationales sont aujourd’hui ‘made in Bruxelles’ selon Justin Greenwood, professeur de Politique Publique Européenne et spécialiste de la question de la représentation des intérêts auprès de l’Union Européenne. Ceci explique donc la forte présence des lobbyistes à Bruxelles et leur intérêt à faire pression le plus tôt possible auprès des services de la Commission Européenne afin que la législation adoptée soit le plus favorable possible à leurs intérêts. L’exemple de l’adoption de la désormais célèbre directive REACH en décembre 2006 en est l’illustration. Malgré ses avancées notables, cette réglementation concernant l’utilisation des substances chimiques ne fut pas à la hauteur des attentes de nombreuses associations écologistes comme WWF ou Greenpeace, ou encore la Confédération européenne des syndicats qui ont vivement critiqué « le lobbying exercé depuis plus de sept ans par l’industrie chimique sur les institutions européennes pour réduire la portée de cette réforme. » Au vue de la proposition de la Commission et à la lecture du texte finalement adopté par le Conseil et le Parlement en 2006, il apparait évident que la pression des industriels a permis à ces derniers de préserver leurs intérêts.

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European Transparency Initiative

En mai 2008, une communication de la Commission a proposé un cadre régissant les relations avec les représentants d’intérêts (registre et code de conduite). (Source: Europa)

L’influence de ces groupes d’intérêts est donc réelle. Pourtant, Bruxelles a toujours compté avec les groupes de pression depuis les débuts mêmes de la construction européenne. La logique communautaire a entraîné de plus en plus de confrontations d’intérêts et l’intervention des lobbyistes, par leur expertise et leur expérience ‘de terrain’, a permis aux décideurs politiques d’arbitrer et de prendre des décisions en toute connaissance de cause. En effet, avec 30 000 employés, la Commission européenne ne peut prétendre disposer d’une expertise suffisante dans l’ensemble des domaines dont elle est responsable. La consultation de la société civile (organisations non-gouvernementales, experts indépendants mais aussi groupes d’intérêts) est donc primordiale. De plus, et au regard des intérêts que représentent les groupes de pression, il semble que l’Union ne peut imposer son autorité en raison de son manque de légitimité : la Commission et le Parlement ont donc tout intérêt à demander leurs avis à ces groupes pour envisager leurs réactions et identifier les répercussions de la future législation. En représentant des intérêts spécifiques (les consommateurs européens pour BEUC, les entreprises américaines implantées en Europe pour l’Amcham…), ces organisations très diverses participent pleinement à la vie démocratique de l’UE. Néanmoins il convient de garder en tête que leur but principal est d’influencer les décisions européennes dans un sens qui leur est favorable. Pour cela, beaucoup de moyens sont bons : réunions avec les fonctionnaires de la Commission européenne, les députés européens, suggestions d’amendement à un projet de législation, campagnes de sensibilisation… Une nécessaire régulation : tirer les leçons du scandale Abramoff Comme le rappelle le Parlement, le lobbying est « une activité très politique, souvent à la limite d’une hypothétique ligne rouge ». Si l’Europe a pour le moment été épargné des scandales de corruption impliquant les groupes de pression, la nécessité d’encadrer ces activités est devenue une évidence à la suite du scandale Abramoff aux Etats-Unis.

En effet, alors que l’UE envisageait déjà de réguler les activités des groupes de pression, l’une des plus importantes affaires de corruption dans l’histoire des Etats-Unis a éclaté outre Atlantique en décembre 2005. Lobbyiste à Washington et proche du parti républicain, M. Abramoff a versé d’importants pots-de-vin pendant plusieurs années à des membres du Congrès afin de favoriser les intérêts de ses clients. En Janvier 2006, il a plaidé coupable pour fraude fiscale, escroquerie et corruption de responsable public. Ce scandale a provoqué entre autre la démission de Tom Delay, chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, le 7 janvier 2006. Les démocrates n’ont pas été en reste puisque plusieurs représentants, comme Harry Reid qui a reconnu avoir reçu des milliers de dollars de M. Abramoff, ont été touchés par ce scandale.

Sans leur législation très stricte en la matière, le Lobbying Disclosure Act of 1995, il est permis de douter que cette affaire de corruption eut jamais été découverte. Selon cette législation, chaque représentant d’intérêt auprès du Congrès doit être enregistré, identifier les clients pour lesquels il travaille et révéler ses revenus et dépenses, toutes ces informations étant accessible sur internet. A la suite du procès, les Etats-Unis ont encore renforcé cette législation en la remplaçant par un texte encore plus contraignant : le Legislative Transparency and Accountability Act of 2006. Afin d’éviter une telle dérive en Europe dont les conséquences seraient désastreuses pour l’image des institutions vis-à-vis de l’opinion publique, il semblait donc urgent que les instances européennes réagissent et se dotent elles-aussi d’une législation en la matière.

Une législation à la hauteur de ses ambitions ?

En mars 2007, la Commission a entamé un processus de consultation sur un code de conduite pour les lobbyistes et sur le lancement d’un registre public en ligne pour tous les lobbyistes. Le 28 mai dernier le code de déontologie contenant des règles claires et précises pour les lobbyistes concernant leurs rapports avec les agents de la Commission fût donc adopté, son acceptation étant une condition à l’enregistrement au « registre des représentants d’intérêt » mis en place un mois plus tard. Ce registre facultatif, mis en place pour une période d’essai d’un an, doit faire l’objet d’une évaluation un an après sa création (au printemps 2009 donc) et laisse ainsi la porte ouverte à la mise en place éventuelle d’un registre obligatoire si l’enregistrement volontaire ne fait pas ses preuves. Les règles que les lobbyistes s’engagent à respecter dans leurs relations avec le personnel de la Commission permettent d’exposer les principes généraux comme « la transparence, l’honnêteté et l’intégrité » auxquels ils doivent adhérer. Tout lobbyiste souhaitant être inclus dans le registre de la Commission est dans l’obligation d’accepter ces dispositions (ou doit respecter son propre code de conduite contenant des obligations similaires ou plus strictes). Le registre public comprend trois catégories principales de lobbyistes - des consultants spécialisés dans les affaires publiques et les cabinets d’avocats, les lobbyistes d’entreprise et les syndicats, et enfin les ONG et les Think-tanks – la nature des informations à divulguer variant en fonction de ces catégories. Ainsi les consultants et les cabinets d’avocats doivent fournir une décomposition précise de leurs revenus issus du lobbying par tranches de 50 000 euros ou de 10%, alors que les ONG et les Think-tanks doivent publier leurs budgets généraux et indiquer leurs principales sources de financement.

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Alter EU

L’alliance pour une réglementation de transparence et d’éthique en matière de lobbying (ALTER-EU) est une coalition de plus de 160 groupes de la société civile, syndicats, universitaires et organismes de relations publiques préoccupés par l’influence croissante exercée par les lobbyistes du monde des affaires sur les programmes politiques en Europe. (Source: Europa)

Si ces dispositions représentent un réel progrès, de nombreuses limites sont à souligner. Ainsi, L’alliance pour une réglementation de transparence et d’éthique en matière de lobbying (ALTER-EU) considère qu’un registre facultatif ne peut pas permettre de « recenser aussi précisément que possible l’ensemble des représentants d’intérêts en Europe » ni « garantir que les décideurs et le grand public puissent identifier et évaluer la puissance des forces sous-jacentes à une activité de lobbying donnée » – deux objectifs explicitement définis pour l’IET par la Commission. Comment en effet être certain du bon comportement des lobbyistes si ces derniers ne sont pas tenus de s’enregistrer et de divulguer leurs intérêts ? La nature volontaire du registre apparaît comme une faiblesse et ne semble pas être un instrument efficace pour empêcher un éventuel scandale Abramoff à l’européenne.

Evolutions à venir

Malgré ses insuffisances (révélées par le faible nombre de lobbyistes enregistrées – 806 à ce jour), le registre public de la Commission représente une formidable avancée pour l’UE et n’est par ailleurs qu’une « phase expérimentale » puisque la Commission doit évaluer son succès après sa première année en vigueur et éventuellement décider de son caractère obligatoire (ce qui semble être l’option envisagée). Par ailleurs, comme l’a rappelé le Vice-président Sim Kallas, seuls trois Etats Membres sur vingt-sept – la Hongrie, la Pologne et la Lituanie - ont eux-mêmes adopté une réglementation dans ce domaine ; la question du lobbying est donc très majoritairement non-réglementée au niveau national.

De plus, si la volonté initiale d’établir un registre commun aux trois institutions – Commission, Parlement, Conseil – semble difficile à concevoir en raison de la nature différente du Conseil qui travaille le plus souvent à l’abri des regards indiscrets, il semble de plus en plus probable que la Commission et le Parlement se dirigent vers l’adoption d’un registre commun. Suite aux recommandations du rapport Stubb/ Friedrich du Parlement, un groupe de travail commun a été constitué le 16 décembre dernier et pourrait aboutir à la mise en place d’un registre de lobbyistes « de facto obligatoire » selon Kristian Schmidt, chef de cabinet adjoint du commissaire Kallas, puisqu’il fusionnerait le registre de la Commission avec la liste obligatoire du Parlement européen sur laquelle les groupes d’intérêts sont tenus de figurer pour accéder au Parlement. 2009 pourrait donc bien être l’année de la transparence des lobbyistes européens.


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Pierre
13 February 2009
15:22
2009: année de la transparence pour les lobbyistes bruxellois?

Bonjour, et merci pour l’article sur ce sujet important.

Quelques petites précisions/commentaires à apporter:

- ce n’est pas un faible nombre de lobbyistes enregistrés qu’il faut déplorer, mais un faible nombre de groupes de lobbying, ce qui n’est pas la même chose. A l’heure actuelle, 977 groupes sont enregistrés, ce qui ne couvre certainement pas les 15 000 lobbyistes estimés à Bruxelles, mais qui se rapproche rapidement des 1584 organisations enregistrées au parlement (http://www.europarl.europa.eu/parli...) qui recouvrent elles-même plus de 3000 individus.

- dire que le fait que la directive REACH ait été en deçà de la proposition de la commission apporte la preuve que “l’influence de ces groupes est réel” est un peu léger.

On peut voir l’ensemble de la procédure différemment, avec un lobbying plus efficace des groupes de pression environnementaux verts type WWF/Greenpeace/CES auprès de la Commission dans un premier temps (qui débouche sur une proposition assez pro-environnement), alors que les industries ont sans doute mieux su jouer leur partition auprès des Etats Membres lors de la codécision. C’est l’ensemble de la procédure qui apporte une preuve de l’influence des lobbies, de tous bords, et pas seulement l’affaiblissement de la directive.

- un point lié au dernier, parler de “la nature différente du Conseil qui travaille le plus souvent à l’abri des regards indiscrets” est tout simplement faux.

Le Conseil est marginalement plus difficile à lobbyer pour des groupes peu professionnalisés, mais certainement pas pour l’ensemble des lobbys présents à Bruxelles. Son travail, moins médiatisé et public, est plus complexe à suivre, les administrations nationales rendent en effet le manque d’expertise moins criant qu’à la commission ou au parlement, mais les RP, les ministères et les administrations nationales subissent un lobbying très fort. Les raisons données par le conseil pour ne pas rejoindre le groupe de travail inter-institutionnel PE/CE tiennent plus à une volonté de rester seul maître chez soi qu’à une quelconque différence dans l’exposition aux lobbies.

- Quant à la situation US, deux points importants: i. l’absence de financement de campagne politique au niveau européen rend les deux situations extrêmement différentes, et les risques de dérapage type Abramoff moins grands (je n’ai pas dit inexistants);

ii- dire que “sans leur législation très stricte en la matière, le Lobbying Disclosure Act of 1995, il est permis de douter que cette affaire de corruption eut jamais été découverte” est contestable. On peut estimer au contraire que malgré ces dispositions, Abramoff a pu passer au travers des mailles du filet, ce qui démontre à quel point tout système est faillible.

Cela ne revient pas en mettre en cause tout effort dans ce domaine, mais à relativiser toute “recette miracle”; dans la plupart des systèmes, un fraudeur mal intentionné pourra toujours trouver le moyen de s’affranchir des règles existantes.

L’enjeu principal reste au final de garantir un accès égal de tous au processus décisionnel, qu’il soit petit intérêt social ou gros intérêt industriel (ou d’ailleurs gros intérêt social et petit industriel, tout est possible), afin que les décideurs puissent véritablement avoir accès à l’ensemble des points de vue, sans que l’un ne kidnappe le processus.

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Adrien
13 February 2009
16:03
2009: année de la transparence pour les lobbyistes bruxellois?

Bonjour et merci pour votre commentaire! Ce sujet est effectivement passionnant et je ne prétends pas être un spécialiste du sujet donc j’apprécie tout particulièrement cette possibilité de partager les points de vue!

Concernant la distinction lobby/ groupe de lobby, je comprends votre remarque et la partage, j’aurais dû être plus précis. La registre de la Commission prévoit bien l’enregistrement des groupes de lobbying (quels qu’ils soient : in-house lobbyists, cabinets de consultant, cabinets d’avocats, groupements professionnels, ONG…). Donc bien évidemment on ne peut pas prétendre à ce que le registre contienne 15000 entrées mais, malgré le ‘décollage’ du nombre d’inscrits depuis Octobre, on est quand même bien loin de l’objectif officieux de la Commission de 2000-2500 entrées (cf article de La Vanguardia : http://www.agendadeprensa.com/febre...).

J’ai simplement pris l’exemple emblématique directive REACH sans aller dans les détails car je ne peux pas faire un article de 20 pages mais il est communément admis qu’elle a fait l’objet d’un lobbying très intense, tant par les Etats, que les groupes de pression industriels ou les ONG. Vous avez raison de préciser les choses et de faire la distinction entre ces acteurs. J’aurais très bien pu prendre l’exemple de la téléphonie mobile avec les négociations sur le paquet Telecom où on a vu l’industrie faire un lobbying plus qu’intense au PE et auprès de la commissaire Reding afin de continuer à surtaxer les consommateurs européens lorsqu’ils téléphonent depuis l’étranger (roaming charges).

Pour le Conseil, on peut bien sur regretter son « opt-out » du comité de travail interinstitutionnel, mais je n’ai jamais voulu dire que le Conseil ne subissait aucun lobbying. Le fait est que par sa nature plus discrète, ce dernier a moins de points communs que n’ont la Commission et le PE entre eux sur ce sujet. Donc bien évidemment les groupes de pression interviennent auprès des membres du Conseil, auprès des RP ou directement auprès des capitales nationales. Enfin, comme le rappelle Erik Wesselius de Corporate Europe Observatory (organisme de surveillance du lobbying), la plupart des groupes de pression faisant du lobbying auprès de Conseil le font aussi auprès de la Commission et du PE. De facto, ces groupes auront à s’enregistrer auprès du registre commun PE/Commission (lorsqu’il sera en place!).

Pour les Etats-Unis, il est évident que ce n’est pas forcement la direction à suivre, mais les européens devraient bien étudier le système américain afin de mettre en place un système le plus efficace possible. Votre opinion sur le scandale Abramoff est bien sure défendable, mais je pense tout de même que sans la législation en place outre-Atlantique, il n’aurait jamais été découvert. Encore une fois, toute comparaison US/UE est difficile tant les conditions sont différentes. Mais ce ne doit pas être une raison pour ne pas s’inspirer du système américain (que ce soit pour l’imiter ou pas).

Encore une fois, merci pour vos commentaires ! Bonne journée,

Adrien

Géry
13 February 2009
17:59
2009: année de la transparence pour les lobbyistes bruxellois?

1) D’accord avec le commentaire de Pierre : un scandale Abramoff n’a aucune chance de se produire au niveau européen puisque ce scandale découle directement de la pratique de financement des partis politiques par les lobbies aux Etats-Unis.

On lira à ce propos avec intérêt la sortie de Bill Clinton sur ce point, défendant le fait que son épouse ait reçu de tels fonds pendant sa campagne :

“Lobbyists are registered, they register with the federal government and can give the same amount of money, $2300, anybody else can. That’s not going to influence you. What gives the lobbyists influence is the people who hire them to work for them. It’s all the people they represent. So all these people who don’t take money from lobbyists, they take money from the lobbyists’ spouses, their children, their brothers, their sisters, from all the people they represent. It’s a distinction without a difference, I think. There’s no significant financial gain, because there are not that many lobbyists. If we’re going to take money from the guys who pay the lobbyists, why treat them [the lobbyists] as less than full citizens?”

2) On peut ajouter que le scandale Abramoff a donné lieu aux Legislative Transparency and Accountability Act de 2007 qui accroît la régulation au Congrès et assainit la pratique des “earmarks” (réserves parlementaires)

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