Une commission du Parlement européen examinant les questions budgétaires s’est prononcée la semaine dernière pour une augmentation de 5% du budget de l’Union européenne pour la prochaine période budgétaire multi-annuelle, allant de 2014 à 2020. Les négociations sur cette nouvelle période budgétaire devraient débuter officiellement à la fin juin, avec la présentation d’une première proposition par la Commission européenne, et s’étirer sur plus d’un an. Et elles s’annoncent explosives, puisque pour la première fois elles ne se dérouleront pas uniquement entre les Etats membres, mais impliqueront aussi le Parlement européen, en raison des nouvelles compétences accordées à l’institution par le traité de Lisbonne.
Connu pour sa tendance à soutenir l’accroissement des compétences et des finances de l’UE, le Parlement européen dans son ensemble devrait donc sans surprise se prononcer en faveur d’une augmentation budgétaire conséquente, qu’il juge nécessaire pour la mise en œuvre des objectifs politiques que l’Union s’est fixés jusqu’à 2020 (le fameux plan « EU 2020 »), notamment la promotion de l’innovation et de la compétitivité du continent.
Sauf que de plusieurs Etats membres très influents, au premier rang desquels le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France, ont déjà annoncé qu’ils refuseraient toute augmentation budgétaire dépassant le taux d’inflation, au nom des efforts de consolidation budgétaire consentis par l’ensemble des Etats. A tel point que les exigences du Parlement relèvent du « rêve », selon un diplomate cité par le journal European Voice. Mais le PE, avec la menace du véto qu’il détient, n’est pas dénué d’armes. Début des choses sérieuses dans un mois.


Newsletter
Euros du Village
Gli Euros
Die Euros
The Euros
Los Euros
Add a comment
Add a comment