Les résultats des élections de 2007 - Chambre des représentants et Sénat ( en Italique les resulats de 2003)
Résultats à la chambre des représentants (en nombre de sièges):
1. CD&V NVA: 30 (21)
2. MR: 23 (24)
3. PS: 20 (25)
4. OPEN/VLD: 18 (25)
5. Vlaams Belang: 17 (18)
6. sp.a-spirit: 14 (23)
7. CDH: 10 (8)
8. Ecolo: 8 (4)
9. FN: 1 (1)
Résultats au Sénat (en nombre de sièges sur seulement 40 à pourvoir):
1. CD&V NVA: 9 (6)
2. MR: 6 (5)
3. PS: 4 (6)
4. OPEN/VLD: 5 (7)
5. Vlaams Belang: 5 (5)
6. sp.a-spirit: 4 (7)
7. CDH: 2 (2)
8. Ecolo: 2 (1)
9. FN: 1 (1)
ROLE DE LA CHAMBRE:
Constituer une majorité gouvernementale
Contrôler la politique gouvernementale
Contrôler les finances publiques
Légiférer
La Chambre est compétente, conjointement et sur un pied d’égalité avec le Sénat, pour ce qui concerne la Constitution, les lois relatives à l’organisation de l’Etat, l’approbation des traités internationaux. La Chambre est compétente pour la législation ayant trait aux autres domaines, mais le Sénat a la faculté de proposer, dans certains délais, des modifications aux textes adoptés par la Chambre et de soumettre, de sa propre initiative, des projets de loi à la Chambre. La Chambre a le dernier mot.
Composition: 150 membres élus au suffrage universel.
ROLE ET COMPOSITION DU SENAT:
Tâches constitutionnelles : rôle politique spécifique à exercer sur trois plans : la législation, les relations internationales et les rapports entre l’État fédéral et les communautés et régions.
Droit de contrôle : Le Sénat peut demander au Gouvernement de s’expliquer et créer des commissions d’enquête qui revêtent les mêmes compétences que celles d’un juge d’instruction.
Une chambre de réflexion : Le Sénat se consacre à l’étude des grands problèmes de société et à l’élaboration ou l’amélioration des législations de base.
Composition : 71 membres appelés “sénateurs” :
25 sénateurs élus par le collège électoral néerlandais
15 sénateurs élus par le collège électoral français
10 sénateurs élus par le Conseil régional flamand
10 sénateurs élus par le Conseil de la Communauté française
1 sénateur élu par le Conseil de la Communauté germanophone
6 sénateurs cooptés par les 35 sénateurs flamands
4 sénateurs cooptés par les 25 sénateurs francophones
1 sénateur de droit (descendant de la branche de la famille royale appelée à régner).
Un système électoral complexe qui prend en compte les multiples clivages composant la société belge
Pour l’élection des quarante sénateurs élus directement, la Belgique est divisée en trois circonscriptions : la Flandre, la Wallonie et l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Les parlements des Communautés désignent encore en leur sein 21 sénateurs - élus à une autre date que leurs collègues fédéraux - et 10 autres sénateurs sont cooptés par leurs collègues. Le Sénat compte encore des sénateurs de droit : les enfants du Roi âgés d’au moins 18 ans et ayant prêté serment en qualité de sénateur.
Les élections à la Chambre se réalisent sur la base d’arrondissements électoraux provinciaux. Deux exceptions sont cependant prévues : l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde et l’arrondissement électoral de Louvain ne coïncident pas avec une province. On compte donc au total 11 arrondissements électoraux. Le nombre de sièges est déterminé sur la base du nombre d’habitants de l’arrondissement électoral.
L’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (“B-H-V”) est le seul arrondissement bilingue français-néerlandais du pays, permettant aux électeurs de choisir de voter à la Chambre et au Sénat aussi bien pour des listes francophones que néerlandophones. Une telle liberté suscite la fureur des néerlandophones qui souhaitent une scission de cet arrondissement, qu’ils jugent être une construction purement électorale ne respectant pas la frontière linguistique du pays. Comme toujours en Belgique, élection rime avec linguistique et conflits communautaires, et ce bien indépendemment des éléctions.

- Elio Di Rupo, ministre président PS de la Wallonie
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Le PS a subi une défaite historique en Wallonie laissant sa place de premier parti à la formation libérale wallone (MR).
Le gouvernement sortant mis en difficulté
Au vu des derniers résultats, il y a fort à parier que le « dossier B-H-V » pour lequel le gouvernement sortant a été incapable de trouver un accord, non seulement resurgisse mais surtout prenne une orientation épousant les théories “flamingantes” (les intérêts que prônent les grands vainqueurs de ce suffrage en Flandre).

- Guy Verhofstadt, premier ministre de la Belgique
-
L’actuel premier ministre a perdu des voix lors de ses élections même si son parti reste important. Il devrait céder sa place de premier ministre dans quelques semaines à un succésseur dont le nom reste encore incertain.
Le gouvernement sortant de couleur « Violette » avait formé une coalition Gauche-Droite dirigée par un Premier Ministre Flamand, Guy Verhoofstadt, « asexué linguistique » comme le requiert la Constitution.
Aujourd’hui, en Flandre comme en Wallonie, les socialistes enregistrent un net recul attribué principalement aux récents scandales qui ont éclaboussé le Parti Socialiste Francophone, parti au pouvoir à Charleroi, où des malversations n’ont cessé d’être dénoncées dans la presse et confirmées par la justice, au point de voir séjourner en prison le receveur communal de Charleroi, le secrétaire communal, certains Echevins (adjoints) et le Bourgmestre (maire) ! Ce dernier ainsi que ses adjoints ont d’allieurs décidé de démissionner suite aux résultats des élections. M. Di Rupo, dirigeant du parti socialiste wallon et ministre-président de la Région wallonne, a par ailleurs décidé de placer les sections et la fédération de Charleroi sous la tutelle directe du bureau du parti.
Les résultats divergents cependant en Flandre et en Wallonie pour les Libéraux, qui piquent du nez en Flandre, obligeant le Premier Ministre sortant à avouer son échec, et les Libéraux francophones (MR), qui ravissent la place de premier parti de Wallonie au PS, ce qui représente une victoire historique.

- Le parti libéral wallon (MR) est à présent premier parti wallon en nombre de sièges dans les deux chambres alors que le PS perd du terrain.
Côté francophone encore, les Centristes du CdH (centre démocrate humaniste, proche du Modem) progressent à Bruxelles et engrangent de bons résultats en Wallonie. Les résultats des écologistes doublent par rapport aux élections de 2003, ces derniers repassant la barre des 10 %. Mais c’est surtout, outre le bon score du MR côté francophone, du côté flammand que les choses ont le plus évolué par rapport aux équilibres de 2003. Le cartel CD&C/N-VA (Chrétiens démocrates et autonomistes flammands), dirigé par Yves Leterme, récolte un score historique et devient premier parti de Belgique. Cette victoire rend sa présence incontournable dans la future coalition gouvernementale et laisse augurer sa probable désignation en tant que Premier Ministre.
Quel avenir constitutionnel pour la Belgique ?
Si le scénario promouvant Yves Leterme futur Premier Ministre a de quoi plaire aux centristes francophones (MR) qui voient en son parti leur homologue néerlandophone naturel, leur ouvrant ainsi les portes de la majorité (en effet jusqu’à présent la règle tacite a toujours été de former une coalition englobant les pendants Nord et Sud des partis la composant), ce résultat écrasant a de quoi inquiéter les francophones atterrés par les discours ouvertement séparatistes de celui-ci et ses considérations linguistiques jugeant les francophones « mentalement inaptes à apprendre le flamand » !
A cet arrangement complexe, s’ajoute le fait que le Vlaams Belang, parti populiste et xenophobe dont l’objectif principal consiste à obtenir l’indépendance de la Flandre, même s’il stagne au niveau des résultats, reste toutefois le deuxième parti flamand. Ces pressions séparatistes et autonomistes risquent de pousser le nouveau gouvernement à un remaniement constitutionnel creusant toujours plus la fracture, déjà importante, entre les différentes communautés Yves Leterme annonçait ainsi, dès la confirmation des résultats : « Il faut à tout prix réduire le fossé économique qui sépare les deux grandes régions du pays. Et la meilleure manière d’y parvenir, pour la Flandre comme pour la Wallonie, consiste en une nouvelle redistribution des compétences vers les entités fédérées».

- Avec ses 796.521 voix de préférence, l’homme fort du cartel flamand est devenu la pièce maîtresse de l’échiquier politique. Faut-il le craindre, lui, et faut-il craindre ses alliés ?
Au final: une Belgique dispersée, pour ne pas dire déchirée… avec un gouvernement de coalition qui s’annonce très difficile à constituer. Celui-ci devra drainer une majorité simple à la chambre mais aussi une majorité dite « spéciale », indispensable à la réforme de l’Etat que le Nord du pays ne cesse de réclamer (quorum de présence et de vote de 2/3, plus la majorité dans chaque groupe linguistique à la Chambre et au Sénat). Le travail de l’Informateur puis du Formateur du gouvernement envoyé par le Roi (le gouvernement est formé par le Roi qui prend en compte les résultats des élections pour former ce dernier) sera long avant que le nouveau gouvernement ne puisse prêter serment.
Les Belges espèrent avoir un nouveau gouvernement le 21 juillet, jour de la fête nationale. Mais les esprits seront-ils à la fête alors qu’une partie du pays brandit déjà les drapeaux du Lion des Flandres et que l’autre voit fondre ses espoirs de nomination d’un Premier Ministre francophone dont elle est privée depuis 50 ans? La Belgique parviendra-t-elle à trouver l’équilibre gouvernemental qui assurera sa pérennité ? Réponse dans les mois à venir.
(Illustrations: logo: http://www.televic.com/html_BF/?item=26/ Photo de Y. Lerterme: http://www.lesoir.be/actualite/belg... / Carte de la Belgique: http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/index... / Photo de Guy Verhofstadt: www.duitslandweb.nl)


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BELGIEN: Ein schleichendes Schicksal?

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