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François CHEREQUE : « Pour moi l’utopie serait d’être citoyen européen vivant en France ! »

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Leçon d’ « européanisme », par le secrétaire général de la CFDT

Un syndicaliste français non seulement européen mais aussi … europhile ! Cherchez l’erreur. Et pourtant, c’est bien comme cela qu’il convient de décrire François Chérèque qui a accordé aux Euros du Village, malgré l’agenda social très chargé du moment, un entretien exclusif à l’occasion des Etats généraux de l’Europe (le 21 juin 2008 à Lyon). Revenant sur la question de l’Europe sociale et du lien entre cette dernière et l’affirmation d’une citoyenneté européenne, M. Chérèque n’a pas hésité à dire les vérités que certains refusent de dire et d’entendre, notamment en France. Non l’Europe n’est pas une erreur de l’histoire, non le modèle social français n’est pas forcément le meilleur d’Europe et oui les syndicats, travailleurs et gouvernants français ont beaucoup à apprendre de ce qui se fait ailleurs en Europe et au niveau de l’UE… Syndicalistes vieille mode, s’abstenir (ou tout au moins se préparer), modernistes et europhiles, montez le volume, cet entretien va vous plaire !


François Chérèque

François Chérèque a adhèré à la CFDT en 1978. Depuis 2002, il est Secrétaire Général de la CFDT, où il a succédé à Nicole Notat, après avoir été à la tête de la Fédération Santé-Sociaux. Il a été réélu au Congrès de Grenoble le 16 juin 2006 pour un mandat de quatre ans non-renouvelable.

Quand on lui demande le lien existant entre l’Europe sociale et la citoyenneté européenne, le leader syndicaliste qu’est F. Chérèque n’hésite pas une seule seconde : « Quand j’entends citoyenneté, je pense à démocratie et en tant que syndicaliste je fais un lien entre la démocratie et la démocratie sociale ». Pour ce faire, il faut donc construire au niveau européen un espace de démocratie sociale qui lui même appelle un espace de négociation et d’autonomie pour les partenaires sociaux. Cet espace existe déjà mais il convient de le renforcer. L’Europe sociale avait ainsi fait des progrès importants sous la présidence de J. Delors, F. Chérèque reconnaît ainsi que depuis, et notamment avec les élargissements de 2004 et 2007, l’Europe sociale est aujourd’hui plus complexe à saisir et à construire, mais l’espace existe et doit être renforcé.

La Confédération Européenne des Syndicats (CES), qui rencontre, comme toutes les organisations au niveau supranational, plus de difficultés de fonctionnement que les organisations nationales équivalentes, a néanmoins le mérité d’exister. F. Chérèque rappelle ainsi que la CES est la « seule organisation syndicale à l’échelle supranationale » et ne possède ainsi pas « d’équivalent en Europe et dans le monde ». Néanmoins, et ce discours est relativement inédit pour un syndicaliste français, le leader de la CFDT explique aussi que le modèle social européen n’implique pas forcément le fait que « notre modèle français soit transposé au niveau européen ». Il ajoute aussi qu’ « Il ne peut pas y avoir de modèle social européen qui soit la copie conforme d’un modèle social national ». Chacun doit être prêt à perdre un peu de son modèle pour construire quelque chose d’unique.

A la question de savoir si les syndicats français peuvent et doivent tirer des enseignements du modèle européen de négociation et de ceux de nos partenaires européens, la réponse est une fois de plus sans équivoque : la CES soutenait dans son écrasante majorité la Constitution européenne (ainsi que la CFDT en France) et pour une raison bien simple : cette dernière donnait en effet, notamment avec la Charte des droits fondamentaux, plus de poids aux syndicats au niveau européen. M. Chérèque rappelle aussi que les comparaisons nationales doivent être utilisées avec précaution. Ainsi, si dans d’autres pays les taux de syndicalisation sont plus importants qu’en France, cela s’explique notamment par des traditions de négociation différentes. Le secrétaire général de la CFDT a ainsi appelé de ses voeux à une refonte du modèle de négociation français, trop étatiste et trop peu tourné vers la négociation.

Enfin, quelle citoyenneté européenne pour l’Europe de demain ? Une question à laquelle F. Chérèque, dans le même esprit que ces réponses précédentes, répond sans hésitation : « Personnellement, je suis pour une nationalité européenne. (...) Pour moi l’utopie serait d’être citoyen européen vivant en France et pas citoyen français habitant en Europe. » A bon entendeur ... Salut ! et rendez-vous aux Etats généraux de l’Europe !


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3 octobre 2010
19:22
François CHEREQUE : « Pour moi l’utopie serait d’être citoyen européen vivant en France ! »

Les représentants syndicaux sont rétrogrades, passéistes. Leur mentalité paraît ancestrale du temps, jadis, de ceux qui se permettaient de faire évoluer une situation locale. A cette époque, ces représentants avaient du panache, du cœur, passant des heures à la défense sans vergogne non pas leur propre cause mais à la défense des autres. Maintenant, ceux sont des pantomimes, des bouffons, peu crédibles, peu professionnels vu le temps passés dans une entreprise et le cumul de leurs différents mandats de représentants du personnel : cumul possible des mandats de DP, CHSCT, membre du comité d’entreprise, délégué syndical, représentant syndical auprès du CE. Si l’on additionne l’ensemble de ces mandats, comment voulez-vous apprécier un aspect professionnel dont certains ne savent comment fonctionne une entreprise : M. THIBAULT, François CHEREQUE et leurs copains. Comme les hommes/femmes politiques, ils ne voient pas la défense des salariés français mais leur propre ascension sociale. PETITE PIQURE DE RAPPEL : qui crée la richesse nationale française à forte valeur ajoutée : les artisans, les commerçants, les professions libérales et les PATRONS. Qui embauchent, qui paient vos salaires, qui paient vos prestations à différentes caisses de cotisations sociales pour que le système de solidarité s’applique à vos droits (à l’accession à la santé, à votre mutualité, à votre prévoyance, à l’invalidité, au chômage, au 1% logement, à votre retraite, aux tickets restaurant, participations aux transports (50%) aux paiements de vos primes, de vos heures supplémentaires, de VOS CONGES PAYES, AU PAIEMENT DES JOURS DE GREVE….)). Quand prendrez-vous conscience que sans Patrons, il n’y aurait pas d’activité économique = PAS DE SALARIE ni syndicat (sauf public), ni tous ces fonctionnaires, ni de représentants au Comité d’entreprise, ni délégué du personnel, ni CHSCT, ni DUP, ni Comité d’entreprise de groupe…. La liste des obligations et prises en charges financières d’un employeur est colossale. Comme vous ne mesurez pas l’engagement financier d’un créateur d’entreprise, vous ne vous souciez guère (par simplisme d’esprit, vous petits neuneus), du poids de responsabilités que ces hommes et ces femmes ont sur leur épaule. Vous dites « abat les mauvais patrons » qui s’en mettent pleins les poches et nous, nous, nous, nous. Et vous, quelle est votre savoir-faire : LA CRITIQUE IMPRODUCTIVE, LA REVENDICATION, LES GREVES. Edifiant, Etonnant, NON !!!

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