Ajouter un commentaire

La déclaration du 9 mai 1950 : héritage de quel passé ?

Recommander cet article

La journée de l’Europe, oui, mais pourquoi ?

Le discours du 9 mai 1950 de Robert Schuman au Salon de l’Horloge, devenu célèbre et considéré comme l’acte fondateur de la construction européenne, donne l’impression au spectateur- citoyen d’être une naissance ex-nihilo et un élan porté par la volonté de quelques uns. Or le début du XXème siècle et surtout l’entre-deux-guerres avaient été marqués par des projets de rapprochement entre les nations européennes, conçus et défendus par des personnalités aux horizons très divers. Y a-t-il une filiation entre le plan pour instaurer la CECA et les projets avortés de coopération européenne de l’entre-deux guerres ? Les idées du mouvement « Pan-Europa » ou du plan Briand ont-elles été source d’inspiration de Jean Monnet ou au contraire le choc de la guerre de 1939-45 a-t-il creusé un fossé infranchissable, empêchant toute continuité ?


De « Paneuropa » au manifeste de Ventotene : projets de l’entre-deux guerres

La première guerre mondiale avait vu les dirigeants européens s’engager sans retenue dans un engrenage de violence qui avait porté les nationalismes à leur paroxysme. Au lendemain de ce choc et pendant toute la période de l’entre-deux guerres, la fragilité de la paix conclue en 1918 et la vulnérabilité du nouvel équilibre établi entre les puissances européennes inquiètent les esprits visionnaires. De la création de la SDN aux projets d’Altiero Spinelli, quelques personnalités pionnières vont essayer de créer des dynamiques supranationales, avec des projets de construction européenne parfois très concrets, qui seront brisées net par la montée du fascisme et le déclenchement de la deuxième guerre mondiale.

Trois initiatives assez différentes attirent l’attention : la première est celle du projet « Pan-Europa », créé par Richard Coudenhove-Kalergi, personnage insolite en termes d’identité : né autrichien mais de mère japonaise, il deviendra tchèque après 1918 puis se réfugiera en France. Il incarne un cosmopolitisme étonnant pour l’époque et ne va avoir de cesse de diffuser son message en faveur de la création d’une fédération pan-européenne, qui, à terme, doit mener à une union douanière et monétaire. Il publie en 1923 le manifeste « Pan-Europa », qui va rencontrer un succès rapide et être traduit en une quinzaine de langues. En neufs points, l’appel de Coudenhove-Kalergi précise sa vision de l’union, qui permettrait de prévenir et d’empêcher les conflits, mais aussi de relancer la croissance économique européenne en annihilant les rivalités entre nations européennes, notamment dans les colonies. Richard Coudenhove-Kalergi voit l’affaiblissement de l’Europe et il prévoit l’échec de la SDN et il pressent la « communauté de destin franco-allemande ». En 1924, il fonde à Vienne l’Union pan-européenne, qui a pour ambition de créer dans tous les pays d’Europe un mouvement et une organisation, dont le but commun serait la construction commune de la Pan-Europe. Trois étapes doivent guider le mouvement : la convocation d’une conférence paneuropéenne par un ou plusieurs gouvernements pour débattre des questions de désarmement, de problèmes douaniers, d’arbitrage des conflits… ; la conclusion d’un traité d’arbitrage et de garantie obligatoire entre États démocratiques européens et enfin la création d’une union douanière, formant ainsi un territoire économique homogène. De garanties pour la paix à des mesures économiques révolutionnaires, le mouvement Pan-Europa a tenté d’intéresser les gouvernements européens à sa cause, mais très vite il sera dépassé par la détérioration de la situation économique et la montée des extrêmes.

Repères chronologiques

1923
Publication du Manifeste Pan-Europa.

1924
Fondation à Vienne de l’Union paneuropéenne.

1925
Aristide Briand nommé ministre des Affaires étrangères français.

1926
Premier Congrès de l’Union paneuropéenne.
En décembre, Aristide Briand obtient le prix Nobel de la Paix conjointement avec son homologue allemand, Gustav Stresemann.

1927
Arrestation d’Altiero Spinelli.

1928
Plan « Briand- Kellogg ».

1929
A la tribune de l’Assemblée générale de la Société des nations (SDN), Briand propose la création d’une union régionale.

17 mai 1930
Memorandum d’Aristide Briand pour une collaboration intergouvernementale en Europe.

1932
Mort d’Aristide Briand.

1941
Rédaction du Manifeste de Ventotene.

1943
Création du Movimento federalista Europeo, dont Spinelli est secrétaire général jusqu’en 1962.

1945
Fin de la seconde guerre mondiale.

Juillet 1948-janvier 1953
Robert Schuman est ministre des Affaires étrangères français.

9 mai 1950
Déclaration Schuman au Salon de l’horloge au Quai d’Orsay.

1952-55
Jean Monnet est président de la Haute-Autorité de la CECA.

En 1927, le président d’honneur du mouvement Pan-Europa était Aristide Briand, homme politique français qui dirige à cette époque la politique étrangère de son pays. Républicain convaincu, radical après avoir été socialiste, Briand est sensible aux idées pan-européennes et il a œuvré pour une politique de rapprochement avec l’Allemagne, permettant notamment l’entrée de ce pays dans la SDN en 1926. En 1928, il est à l’origine du plan Briand/Kellogg, qui déclare la guerre « hors-la-loi », mais n’a qu’une valeur morale. Regrettant l’absence d’organisation européenne et profitant d’une situation économique satisfaisante et du développement de tendances politiques pro-européennes, il va proposer de réfléchir sur une série d’actions, qui rapprocheraient les puissances européennes et va être chargé par ses partenaires européens qui siègent à l’assemblée générale de la SDN, de rédiger un mémorandum sur le sujet, base pour une consultation générale. Contrairement à Richard Coudenhove-Kalergi, Aristide Briand agit sur le terrain politique, en tant que membre d’un gouvernement, et il a sûrement une vision plus ancrée dans la réalité, qui impose des limites et de la prudence. Il ne va donc pas rédiger un plan d’union européenne mais il va plutôt formuler des actions et tenter de ne pas effrayer l’opinion publique. Après avoir rappelé le danger qui menace la paix européenne, le memorandum présente l’idée d’un pacte européen, d’une nouvelle solidarité entre Etats européens, qui préserverait cependant la souveraineté des Etats. Il propose la création d’une union régionale, qui serait composée d’une Conférence européenne, organe représentatif rassemblant tous les représentants de tous les gouvernements européens membres de la SDN, d’un Comité politique, organe exécutif comprenant quelques membres et enfin d’un Secrétariat. Cette union régionale doit surtout agir dans le domaine économique. Présenté en mai 1930, le projet ne recevra qu’un accueil tiède par les gouvernements européens, qui insistent sur la souveraineté absolue des Etats et critiquent l’utilisation du terme « lien fédéral » dans le texte de Briand. Une commission sera quand même créée pour étudier une éventuelle collaboration intergouvernementale au sein de l’Europe, mais la mort de Briand en 1932 et la crise économique mettront un terme à cette initiative.

Le dernier projet s’inscrit déjà dans la période de la seconde guerre mondiale, au sein des milieux de la résistance anti-fasciste italienne. Altiero Spinelli, adhérent des Jeunesses communistes et participant à la lutte clandestine contre le fascisme, est arrêté en 1927. Après avoir été incarcéré, il est transféré et placé en résidence surveillée dans l’île de Ventotene en mer tyrrhénienne et rédige avec Ernesto Rossi, membre du Parti socialiste italien, le Manifeste pour une Europe libre et unie. Dans ce texte fondateur, diffusé clandestinement dès l’été 1941, Spinelli compare l’union de l’Europe au processus de formation d’un État et le Manifeste est résolument fédéraliste. Il conçoit la fédération européenne comme un pilier de la paix mondiale. Un point central de cette réflexion est de dépasser les vieux clivages entre progressistes et partis réactionnaires et de s’intéresser plutôt à la césure entre ceux qui ne peuvent se détacher de l’idée nationale et ceux qui verront comme devoir et avenir la création d’un Etat international, d’une organisation européenne démocratique. En 1943, Spinelli fonde à Milan le Mouvement fédéraliste européen italien.

Ces trois projets, tentatives assez isolées au cœur d’une époque difficile, ont des logiques très différentes : alors que le projet « Pan-Europa » relève du domaine des idées et est parfois très éloigné des possibilités réelles, le plan Briand tente de présenter quelque chose de réalisable, quant au Manifeste de Ventotene, il s’inscrit dans un processus de résistance et exalte des espoirs qui reposent sur l’avènement d’une nouvelle ère post-fasciste encore inconnue. Dans quelle mesure ces idées d’union ou d’organisation européenne ont-elles survécu à la catastrophe de la seconde guerre mondiale ? Quelles ont été les influences de ces projets sur la construction européenne qui prend son essor après la paix de 1945 ?

La déclaration du 9 mai 1950 : héritière de ces projets ?

Si le projet d’Altiero Spinelli trouve un écho dans l’après-guerre avec le mouvement fédéraliste européen italien, les deux autres projets semblent définitivement oubliés. La déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950 ne revendique aucune filiation avec ces mouvements et ne fait même aucune référence aux idées développées par Coudenhove-Kalergi, Briand ou Spinelli. Le 9 mai 1950 veut tout d’abord être le symbole d’un renouveau, voire d’une coupure avec les essais antérieurs de coopération européenne qui n’ont mené à rien et n’ont pu enrayer la montée du fascisme et du nazisme. Il est intéressant d’observer que jusqu’à maintenant subsiste dans les discours officiels l’absence de référence aux tentatives de l’entre-deux guerres, le citoyen a souvent l’impression qu’entre les tentatives d’unification de l’Europe par la force et la violence –napoléonienne ou hitlérienne- et la déclaration Schuman, rien ne s’est passé. L’acte fondateur de la CECA serait-il donc si éloigné des idées du début du siècle ?

Le projet de la déclaration du 9 mai est en effet marqué par un grand pragmatisme ; il est l’œuvre de quelques personnalités qui vont profiter d’un moment propice et d’un problème bien particulier lié à la production d’acier pour imposer un nouveau départ à la coopération européenne. Cette déclaration ne se revendique d’aucun mouvement précis ; elle n’est effectivement pas portée par un héritage historique mais par quelques hommes, au profil bien sûr international et défenseurs de la paix, qui ont su saisir une occasion pour cimenter une coopération et protéger l’équilibre européen. Quelles sont les motivations de ce nouveau plan, rédigé conjointement par Robert Schuman, alors ministre français des Affaires étrangères et son conseiller, Jean Monnet, commissaire général au Plan de modernisation et d’équipement ? La sauvegarde de la paix et des objectifs économiques et sociaux sont invoqués, mais ce projet répond surtout à des nécessités, comme la peur de la France devant une trop bonne production d’acier de l’Allemagne, qui pourrait compromettre la modernisation de l’économie française par une concurrence excessive, par exemple. Ou encore l’obligation de plier devant les pressions américaines, qui se font sentir en cette période de tensions liées à la guerre froide, pour qu’ait lieu une meilleure intégration de la RFA dans l’économie européenne. La proposition du 9 mai 1950 de créer une institution européenne supranationale chargée de gérer le charbon et l’acier, diffère donc des précédents projets d’unification européenne car elle énonce une vision pragmatique de la construction européenne et se décide sans préalable, pour faire face à une situation précise.

Cependant, la phrase de Jean Monnet « L’Europe ne se fera pas d’un seul coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait » rappelle quand même bien les projets précédents et leurs interrogations quant aux différentes étapes à suivre pour construire une union à long terme ; la filiation des idées est bien là. Ainsi, il est frappant d’observer que la construction lancée par la déclaration du 9 mai retrouvera les buts et les ambitions du mouvement Pan-Europa, étonnement moderne sur certains points. Outre le fait de mettre la réconciliation franco-allemande au cœur du projet, les idées d’union douanière et monétaire à long terme sont réactivées, l’importance d’une coopération étroite au niveau économique réaffirmée. De même, le plan Briand a inspiré la déclaration Schuman et la vision de celui-ci sur la construction européenne lancée en 1950, par exemple sur la création d’organes politiques supranationaux. Le memorandum d’Aristide Briand, par son réalisme politique, comptait déjà plusieurs dilemmes auxquels la construction européenne de l’après-guerre allait être confrontée : le problème de priorité entre une coopération économique et une coopération politique, par exemple, ou l’indignation de certains gouvernements à l’évocation par Briand de « lien fédéral », qui lançait déjà la problématique de la définition de l’union, très présente dans le projet actuel. La filiation est parfois limpide, lorsque, par exemple, on lit dans le plan Briand que l’un des principaux buts consiste en « l’établissement d’un marché commun pour l’élévation au maximum du niveau de bien-être humain sur l’ensemble des territoires de la communauté européenne », il apparaît clairement que cet objectif est repris dans le traité de Rome qui institue la Communauté Economique Européenne (CEE). Il est enfin intéressant de remarquer qu’Altiero Spinelli, actif dans la vie politique européenne de l’après-guerre, n’a pas vraiment joué de rôle dans l’élaboration de cette déclaration et dans le lancement de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA).

Ces trois initiatives de l’entre-deux guerres ont sans aucun doute joué un rôle dans l’élaboration du projet européen lancé le 9 mai 1950, même si leur place dans l’histoire des idées a été assez minimisée et même si la déclaration Schuman paraît être le fruit d’une autre méthode, qui privilégie une politique « des petits pas » et qui semble fort éloignée des projets antérieurs qui présentaient une vision très globale de l’union et de sa construction.

S’il est certain que le 9 mai 1950 a donné à l’histoire du continent européen une nouvelle naissance grâce à un projet jamais mis en place auparavant et s’il est indiscutable que le projet Schuman- Monnet s’inscrit dans un contexte bien particulier, il apparaît quand même assez injuste de laisser croire que tout était novateur dans cette initiative : les textes de Richard Coudenhove-Kalergi ou d’Aristide Briand portaient en germe bon nombre de caractéristiques et d’interrogations du projet de construction européenne actuel. En revanche, l’idée certainement très novatrice de cette déclaration du 9 mai était sans doute de ne pas avouer que par la méthode des « petits pas », Robert Schuman et Jean Monnet aspiraient sans le dire à arriver au résultat d’une union finalement très étroite entre Etats européens.


Illustration : Portrait de Robert Schuman et Jean Monnet dans le salon de l’horloge du Quai d’Orsay.


Recommander cet article
reagir   Imprimer   envoyer par mail   Auteurs
Espace réactions (3)
ds Ajouter un commentaire
Breizhmaine
10 mai 2007
09:12
Breizhmaine
La déclaration du 9 mai 1950 : héritage de quel passé ?

Bonjour les Euros,

Article très intéressant sur les fondements avant 1950 de la construction européenne.

Merci pour ce beau boulot que vous faites.

JF

ds Réagir à ce commentaire
Quetzal
14 mai 2007
21:29
La déclaration du 9 mai 1950 : héritage de quel passé ?

L’on pourrais ajouter que kant avait deja ecrit un « essai pour une paix perpétuelle » qui somme toute eut a son époque un certain retentissement avant que d’autre guerre européenne n’envoie ce livre aux oubliettes. Il ne métonerais pas que Briand ait lu cet Essai et s’en soit inspiré. L’edition que je possède est une réedition de 1905 et ou ressort fortement dans la présentation de l’essais une volonté ferme d’une idée des etat-unis d’Europe.. Etat-unis d’Europe qui furent l’un des discours resté célèbre de victor hugo en son temps il me semble.

L’idée somme toute n’avait rien de neuve, mais l’on peux, comme le dit l’auteur de l’article, que Monnet et Shuman surent ne pas poser leur embryons d’Europe dans la fougue et l’entrain de leur généreux prédécesseur qui n’avait à leur légitime attermoiement, reçut que les gausserie de nombre politque tous plus nationaliste les uns que les autres.

Mais n’est-ce pas aussi ce que Kant savait a propos de son propre Essais sur la paix perpétuelle, qu’il serait la raillerie des politiques de son temps et ne serait vu que comme un doux utopiste. Pourtant de Kant a Hugo, en passant par Briand, et jusqu’a Shuman et Monet, l’on peux aujourd’hui affirmer que l’Union Européenne même si ce n’est pas encore un projet accomplie ou finalisé trone Haut sur une très vieille utopie, celle d’une paix durable entre les Nations et peuple Européen. Soit un rève de toujours si l’on prend le temps de relire l’histoire de ce continant régulièrement balayé par cette crasse bétise institutionelle qu’est la guerre.

Créer un embryon, ne pas sortir les épouvantails supra-nationaux ou federaux pour ne pas effrayer ces trop sur dirrigeants de nos aimées nations, ceux qui de tout temps ont rit des philosophes tout en envoyant des hommes par millions aux caveaux aux sont des clairons et des tambours : pour la gloire !!

l’Europe est au millieu du gué, entre nation et fédéralisme. elle peux encore tout fait revenir vers ses folies d’antant, que d’aller vers cette paix révée par kant et d’autre depuis bien longtemps.

alors, mais quand donc museleras t-on ces armées par qui notre folie commune prend corps, quand fonderas-t-on cette europe politique sur cette volonté d’une défence commune de ce térritoire aujourd’hui lié par tant de loi commune, elle-même lié par tant d’histoire commune..

il y a dans un traité de paix et de défence commune européen largement de quoi tous nous réunir et de fonder cet espace publique européen, cette personne morale et juridique necessaire a l’idée d’une Europe Unie. De quoi fonder sur la volonté populaire et non de quelques patriarche grisonant cette volonté de paix commune. Une loi fondamentale, posant les valeurs, et l’identité de l’union au travers de la volonté d’un vivre ensemble et d’un mieux-etre economique et social possible.

Qu’est-ce qui rapproche les peuples européens aujourd’hui sinon l’idée d’une paix assurée. Et qu’est-ce qui lnous divises sinon l’idée même des politiques economiques et sociales qui ne soit pas de lnotre gout, et pour lesquels nous n’aurions peut-etre plus rien a dire avant longtemps.

l’Union européenne est au millieux du gué, elle espère pouvoir continuer la politique-des-petits-pas-fait-entre-grand a la suite de shuman et monnet alors que pour continuer elle doit assumer cette volonté commune du vivre ensemble et y associer les pueple européen pour fonder sa propre légitimité. A avoir voulue se fonder sur les parlements elle n’a montrer que l’inverse de ses propre valeurs, et d’avoir mal compris ses propres enjeu elle n’a su réunir l’aggrement de l’ensemble des populations européenne. (qu’elle n’a pas vraiment cherché d’ailleurs)

Là ou elle devait poser une volonté de paix commune, elle n’a su poser que le renouvellement des politique quotidiennes. Et là même ou celle-ci avec une paix commune n’aurait pas eu peur d’un référendum constituant, le même jours et nations par nations, celle-ci n’a montré que son manque d’unité et sa peur à affronter les peuples européens pour ses politiques encore et trop difficilement democratique.

Une defense commune n’est pas la mer a boire à l’aune de l’histoire de l’Europe. De plus, le devoir de sécurité envers les population n’est-il pas là le premier des devoirs régalien. L’époque est encore calme, et traverser le fleuve aujourd’hui facile. Mais prétendre que le contexte economique seras toujours favorable et que le nationalisme endémique de nos Etats ne reprendrons jamais les armes pour d’obscures raisons.. est-ci certain ?? n’est-ce pas le moment de fermer ce livre d’histoire, celle des guerres européenne, en fondant cette defense unifié et commune ??

Doux rèves ?? Et quoi !! L’Europe est deja un rève qui se fait réalité.. Et de toute façon nul n’auras l’Europe sans avoir auparavant déposé les armes et rejetté cet état de nature européen, cet etat et ce droit de de guerre, pour cet Etat de droit commun, pour une paix perpétuelle, celle de l’Europe et de ses peuples enfin unie.

ds Réagir à ce commentaire
naiko
9 mai 2008
15:55
http://www.blog.le-nouvel-europeen.eu
La déclaration du 9 mai 1950 : héritage de quel passé ?

Bravo et merci pour ce bel exposé des origines de la déclaration du 9 mai 1950...Tout de même, quel courage, et quelle vision ! (moins de 5 ans après la fin de la guerre...). Rappelons nous les réactions ironiques ou courroucées des « grands politiques » de l’époque, dont le Général de Gaulle, qui n’hésitait pas à qualifier Schuman de « boche » (« un bon Boche, mais un Boche tout de même »), et n’avait eu pas de mots assez durs pour cette chimère apatride... Maintenant, tout le monde salue, mais alors ? Il faut, dans tout grand projet, une dose suffisante d’idéal, allié tout de même au solide réalisme, pour entraîner l’adhésion et tirer les énergies au dessus d’elles-mêmes. Vous les « euros » vous êtes des « purs », et vous continuez à votre façon le sillon tracé par Robert Shuman. Reste à accoucher nous aussi, ici et maintenant d’un nouveau « grand projet » pour notre Union, qui puisse rallier les énergies de la jeunesse notamment . Sans vouloir jouer aux « verre à moitié vide », je doute que le Traité de Lisbonne soit ce grand projet. Aux Etats fondateurs (et à ceux qui voudront les suivre ensuite)de montrer la voie ! La voie d’une « Union dans l’Union » : une Union bien plus intime de ces Etats s’unissant dans leurs politiques (sociales et économiques notamment) tout en respectant leurs formes propres de gouvernement, et décidant à Bruxelles et pour le reste du monde de parler d’une seule voix . Je suis sûr que les peuples marcheraient. dès lors qu’on préparerait bien le projet, qu’on expliquerait convenablement, et qu’on prendrait soin de les consulter directement...Pas mal, comme projet, non ?

ds Réagir à ce commentaire
ds Ajouter un commentaire
Société, citoyenneté, histoire
Alors que l’Union européenne se dote de dispositifs d’initiative populaire, l’exemple de la démocratie directe suisse nous montre que tels instruments (...)
Analyse du dernier rapport Eurobaromètre spécial d’octobre, sur les Européens et les communications électroniques.

Auteurs

Anne-Lise BARRIERE

Diplômée d’un Magister artium de l’université de Tuebingen (Allemagne) et d’une maîtrise d’histoire géographie de l’université d’Aix-en-Provence, Anne-Lise est également diplômée d’un Master d’études européennes à l’université catholique de Louvain, en (...)

Sur internet

Fondation robert Schuman
la déclaration du 9 mai 1950

Mouvement Pan-Européen
Site officiel

Wikipedia
Altiero Spinelli

Wikipedia
Richard Coudenhove- Kalergi

European Navigator
La déclaration Schuman en vidéo
  Les plus lus Les plus commentés
Depuis un mois | Depuis toujours
Derniers commentaires

Ces propos tenus au plus haut niveau, par certains citoyens polonais à l’égard d’autres citoyens polonais et notamment contre une communautée précise sont déplorables, mais certaines stratégies sont de (...)

paul sur POLOGNE : homophobie d’Etat | 3 février 2012, 10:16 (40)

C’est vrai que le networking est une trés bonne solution pour trouver des opportunités de carrière, dénicher des informations confidentielles ou tout simplement pour se faire de nouvelles (...)

didier sur Le top 10 du networking à Bruxelles | 3 février 2012, 09:56 (3)

Tres interressant cet interview, ca éclaire un peu plus sur l’Europe. Je me présente Damien et voici ma webcam.

damien sur Jean-Paul Jacqué : « L’Europe économique | 3 février 2012, 08:37 (1)

Je devouvre votre site certainement captivant. Je envisage que je vais reexaminer quand j’aurais le temps afin de parcourir vos article. Casinos en ligne

Elynor sur Balkans : en route pour l’Union (...) | 2 février 2012, 18:09 (14)

Je trouve votre site internet bonnement bien fini. Je projete que je vais revenir quand j’aurais l’envis afin de �tudier vos dire. Casinos en ligne

Rebecca sur Balkans : en route pour l’Union (...) | 2 février 2012, 17:41 (14)

Ils nous tweetent
Facebook

L’affaire de corruption au Parlement européen, mettant en cause 3 eurodéputés sur les 60 approchés par le Sunday Times vous semble

Les blogs des sections locales et thématiques du groupe Euros du village
L'élargissement ne connaît pas la crise
Par François SAINT-OUEN
12 janvier 2012

Le Groupe des Belles Feuilles (GBF), rassemblement de jeunes professionnels intéressés par les questions européennes, lance « Vigie 2012 », une initiative innovante pour scruter la place de l’Europe dans la campagne présidentielle.

Inspiré des méthodes de fact checking américaines, le site décortiquera jusqu’au second tour les interventions des candidats et la place réservée aux questions européennes dans les médias avec un double objectif : démêler le vrai du faux et mesurer la place de l’Europe dans le débat.

L’opération, indépendante, est financée intégralement par la Fondation Hippocrène.

Vigie 2012 : le fact-checking européen de la présidentielle

Politique
Economie
Société & Médias
Développement durable
Affaires intérieures
Affaires extérieures
Bruxelles & Euro-bulle
France
UE 27
L’autre Europe
Monde
© Groupe Euros du Village 2010 | Mentions légales | Site réalisé avec SPIP | Réalisation technique et design : Media Animation & Euros du Village France