Comme cela était anticipé depuis plusieurs semaines, le Parlement islandais a voté, jeudi 16 juillet, en faveur d’une candidature de l’île du Grand Nord à l’adhésion à l’UE. Ce vote fait suite aux graves conséquences de la crise financière sur les établissements bancaires du pays et à la dévaluation spectaculaire de la couronne islandaise. Si l’entrée de l’Islande dans l’UE pourrait se faire sans encombre, ce pays étant déjà membre de l’Espace Economique Européen (c’est-à-dire qu’il participe déjà au marché intérieur européen), elle est toutefois loin d’être assurée, du fait de causes principalement domestiques. Tout d’abord, la majorité en faveur de l’adhésion au sein du parlement islandais a été très étroite, puisque les votes « pour » (33) ont devancé les votes « contre » (28) de seulement 5 voix, sachant que deux parlementaires se sont abstenus. Ensuite, l’entrée dans l’UE implique que le peuple islandais y donne son aval par voie de référendum. Or, il est fort probable que ce dernier ressente moins ce besoin d’intégration dans l’UE que ses élites et rejette ce qui ferait office de virage historique pour l’île. Ceci est d’autant plus envisageable que les Islandais ont des craintes équivalentes à celles des Norvégiens, eux qui ont refusé l’adhésion à deux reprises, en particulier en ce qui concerne les quotas de pêche. La population islandais pourrait donc avoir du mal à voir quels avantages consiérables l’adhésion pleine et entière pourrait lui apporter par rapport à l’appartenance à l’Espace Economique Européen. Malgré tout, le gouvernement Islandais devrait déposer officiellement sa candidature à l’entrée dans l’UE le 27 juillet prochain, ce qui permettrait d’initier des négociations d’une durée estimée à quatre ans.
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