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Ces cercles et lieux de rencontres qui comptent

Bruxelles est une petite ville. Que cela soit autour d’un grand repas étoilé, d’une petite bière, le networking est une bonne solution pour faire trouver des opportunités de carrière, dénicher des informations confidentielles ou tout simplement pour se faire de nouvelles connaissances dans le milieu des affaires européennes. Entre véritables lieux de pouvoirs, réseaux d’initiés et groupes informels, les Euros ont recensé 10 réunions hors des cadres institutionnels parmi celles « qui comptent » à Bruxelles.


10. Les apéros entrepreneurs débarquent en Belgique

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Stéphanie Sellier, créatrice de french-connect.com, le site des Français en Belgique, a importé à Bruxelles un évènement mensuel de networking qui existait déjà dans plusieurs villes de France : les « apéros entrepreneurs ».

Une fois par mois – le premier jeudi à 19h – une place à découvrir est choisie pour l’organisation de l’apéritif. Ces réunions sont encore confidentielles et ne réunissent encore qu’une poignée de personnes. Sont présents des jeunes entrepreneurs en début de création d’entreprise, et d’autres qui cherchent conseil. C’est alors l’occasion pour eux de discuter autour d’un verre de tout et de rien. Et bien sûr, de jouer de leurs cartes de visite.

9. Place du lux, le networking d’afterwork

La Place du Luxembourg, un haut lieu du networking informel à Bruxelles. On y croise une bière à la main des fonctionnaires des institutions, des députés européens et leurs assistants, des journalistes et des lobbyistes.
Image : Wikipedia/CC/JLogan http://commons.wikimedia.org/wiki/F...

La place du Luxembourg se trouve devant le Parlement européen et au coeur du quartier européen : elle est au carrefour des directions générales (DG) de la Commission, des lobbies, des cabinets d’avocats, des salles de presse...

Dans la bouche des fonctionnaires européens, des élus, et de tout bon lobbyiste, cette place se transforme en « Place Lux », ou, plus hype encore, « Plux ». Ici, point de rendez-vous très formel, mais une flopée de rencontres informelles entre lobbys, think tanks, et autres acteurs institutionnels. Il n’est pas rare de voir apparaître au milieu des habitués des membres du Parlement européen, venus rencontrer quelques cols blancs .

Cela dit, pour être le plus efficace possible, le joueur de cartes de visite devra se rendre place du Luxembourg le jeudi et le vendredi, c’est-à-dire quand la semaine de travail se termine et que les esprits sont disponibles à l’échange.

8. Les prix européens : quand tout le monde gagne

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Bruxelles fourmille de prix européens concernant moult activités professionnelles. Cependant, il importe peu de cibler une activité particulière, car la bulle bruxelloise n’est pas si grande, et un prix englobe souvent différents domaines.

Entre le prix européen de littérature, le prix de l’esprit d’entreprise, le prix de l’environnement pour les entreprises, le prix du meilleur musée de l’année, le prix d’urbanisme, le prix de l’entrepreneuriat féminin... il y a pléthore d’occasions pour les relations publiques et se mettre en avant.

Le prix des affaires publiques européennes est un bon exemple : organisé par le milieu des affaires publiques européennes comme l’ECPA et l’EPACA (the European Centre for Public Affairs et l’European Public Affairs Consultancies’s Association), il est soutenu par des entreprises dont APCO (une société de communication et de conseil) et EuroBrussels.com (le site de recherche d’emplois en affaires européennes).

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La soirée des « European public affairs awards », en novembre 2010, au théatre du Vaudeville, à Bruxelles

Source : Fabrice Debatty Photography / http://www.debatty.com/parliament/2...

Les prix sont répartis en dix catégories, de la campagne publique à l’étoile montante. Mana Livardjani, Vice-Présidente de cafebabel.com le magazine européen, gagnant de la campagne digitale de l’année, raconte qu’ « Au final, la victoire n’est pas l’enjeu primordial. On participe surtout pour l’opportunité d’être visible, créer de nouveaux contacts, rencontrer de potentiels partenaires ».

7. Les rencontres entre nationalités (et les moutons seront bien gardés)

Il y a l’Europe, et à l’intérieur, les pays d’Europe. Chaque ressortissant peut donc trouver réconfort auprès de ses compatriotes quand un coup de blues surgit ou quand le besoin de se sentir « entre soi » se fait sentir. Un besoin d’autant plus ressenti par les ressortissants de petits Etats, unis par la langue et la culture.

Pour les Français, le MEDEF organise des rencontres amicales mensuelles des Français de Bruxelles, rencontres chaperonnées par des grosses entreprises françaises. Ainsi, début décembre place Jourdan, à deux pas du Parlement européen, du Conseil et de la Commission, l’évènement était sponsorisé par Renault. Pour l’occasion, faisant fi de la crise, elle a offert un lecteur de DVD portable ! Tirage au sort à l’aide des cartes de visite, bien entendu.

En janvier, l’évènement passe à une fréquence d’une fois tous les deux mois. 3000 invitations seront envoyées pour la rencontre à l’hôtel Warwick, et c’est le directeur français des lieux qui sponsorisera la petite fête. Les intéressés, eux, pourront circuler au milieu des 200 personnalités françaises présentes en moyenne à chaque entrevue.

6. The Hub, le networking qui change le monde

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Il y a un an, un petit groupe d’Européens décide de créer le Hub Bruxelles. Le Hub – qui fait partie d’un réseau mondial de 25 Hubs - est un nouvel outil de networking basé sur le progrès social. Le principe est simple : un espace de travail est mis à la disposition d’entrepreneurs différents. Seul point commun entre eux, ils doivent partager une certaine idée du progrès social, à savoir écologie, développement durable, respect de l’être humain, que cela soit dans leurs activités ou simplement dans leur façon de voir le monde. S’ils ne sont pas nécessairement tous portés sur les affaires européennes, cette thématique y demeure très présente.

Lorna, une anglaise qui fait partie du groupe créateur, insiste sur le fait qu’il y a tous types de travailleurs, ce qui permet d’agrandir les possibilités de faire du networking  :« On a des artistes ou des journalistes qui n’ont pas directement une action sociale, mais ils partagent nos valeurs, et les échanges avec eux enrichissent tout le monde  », précise t-elle.

Les membres paient selon le temps qu’ils vont passer dans le Hub, situé porte de Namur. Des activités sont organisées tout au long de la semaine pour stimuler les rencontres entre les personnes. Des petits déjeuners, des diners, où tout le monde est invité à venir découvrir l’organisation. Aussi, les 140 membres de Bruxelles ont accès à tous les contacts du Hub dans le monde entier – de San Francisco à Bombay.

5. L’art d’être « distingué » grâce au Toastmasters club de Bruxelles

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Le Toastmasters club de Bruxelles est au coeur du quartier européen. Il organise deux dîners par mois au sein du distingué restaurant ’L’Atelier’. Networking, bonne chère et vin sont donc au rendez-vous de ce Dinner-club qui s’adresse aux travailleurs de l’Union européenne mais aussi de multinationales comme MasterCard et Baxter.

À la base, tout le monde peut participer à ces rencontres. Les invités sont alors seulement autorisés à observer comment se déroule un de ces événements. Ils peuvent après parler avec les membres et prendre une décision. Unique condition : envoyer un email pour être sur la guestlist. (brussels.toastmasters[at]gmail.com).

Le Toastmasters club de Bruxelles ne revendique pas d’influence ni de ligne directrice, mais se déclare comme le plus vieux – il fêtera ses 40 ans en avril 2011 – et le plus distingué de Belgique – pour ça, il faut encore chercher pourquoi.

4. Vous avez dit Alumni ?

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La LSE (London School Of Economics) est l’une des deux grosses écoles bien connues pour former des travailleurs européens, avec le Collège de l’Europe situé à Bruges. Mais côté réseau des anciens élèves, elle se démarque nettement.

En effet, les alumnis – comprendre, les anciens élèves d’une école – sur Bruxelles ont une activité de networking intense grâce à leur association d’anciens élèves. Elle organise des Drinks mensuels, et des débats ponctuels. À chaque évènement, c’est plus de 800 invitations qui sont envoyées, mais le nombre d’alumnis de la LSE sur Bruxelles est supérieur encore. Question personnalités d’influence locale – et internationale, UE oblige –, on retrouve l’Ambassadeur de Thaïlande Pisan Manawapat, un boss du Financial Times, l’ancien président de la Commission Romano Prodi (qui doit bien repasser dans le coin de temps à autre) et ceux que l’association ne connaît pas encore... Hors Bruxelles, le réseau comprend 16 gagnants du prix Nobel, des lauréats du prix Pullitzer, des chefs de gouvernements... une longue liste qui n’en finit pas.

Si cette liste peut impressionner, il ne faut pourtant pas croire que les anciens de la LSE forment un groupe élitiste et fermé, puisque tous les évènements sont ouverts à tous sous réserve de payer parfois un petit prix d’entrée – et de rester informer avec le site lsealumni.be.

3. Le cercle de Lorraine, « THE Brussels business CLUB »

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À partir d’ici, c’est du networking de haut vol. De très haut vol. Le cercle de Lorraine, nouvellement situé dans un manoir juste en face de l’imposant Palais de justice de la place Poelaert, fait donc prendre l’ascenseur (qui relie la place au quartier des Marolles).

Lancé officiellement le 23 avril 1998 à Uccle, jour de l’évasion de Marc Dutroux, le cercle devait voir le jour sur la Drève de Lorraine, mais un incendie changea les plans. Il ne suffit pas de dire que l’organisation dirigée par l’homme d’affaires belge Stephan Jourdain a vu le jour à Uccle, commune de la banlieue aisée de Bruxelles, pour justifier cette qualification de networking de haut vol. En effet, elle se qualifie elle-même comme endroit d’exception et élitiste.

On organise ici des débats, des repas, rien de bien extraordinaire sauf que même prévu pour les membres, ceux-ci doivent payer une somme non négligeable pour y assister. Et, pour devenir membre, il faut passer entre les griffes d’un comité de ballotage. Contacté à plusieurs reprises, le Cercle de Lorraine refuse de donner la composition de ce comité ainsi que le mode de délibération. Le site Trends-Tendances précise que seul le regard de l’administrateur délégué composerait ce comité.

Un regard à traverser pour pouvoir parler à Jacques Attali, Rachida Dati, Monsieur Darty, et outre ces Français, une bonne partie de la haute société Belge.

2. Les petits déjeuners complets de l’EPC

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EPC pour « European Policy Centre » – en Français, centre des politiques européennes. L’EPC est un think tank lancé en 1997 qui organise régulièrement des breakfasts (petits-déjeuners, donc) mais aussi des débats avec les plus éminents dirigeants de l’Union européenne. Commissaires, parlementaires, on se pousse au portillon pour se lever le matin, comme dernièrement l’ambassadeur hongrois pour l’Union européenne Péter Györkös, venu exposer les grandes lignes de la future présidence de l’UE.

Si l’on se bouscule à la table, c’est que la liste des membres de l’EPC est très longue, tant au niveau des grandes entreprises avec Microsoft ou Boeing, qu’au niveau de toutes autres organisations, allant du lobby des brasseurs d’Europe à l’organisation non gouvernementale Amnesty International. Chaque événement (calendrier et enregistrement ici) est l’occasion pour le joueur (de carte de visite, arrivés au second du top 10, vous devriez le savoir) d’atteindre un éventail de responsables européens sans pareil à Bruxelles.

1. Autour de la table ronde des industriels européens

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Entre lobby et réseau, voici les Dieux de la carte de visite. La table ronde des industriels européens regroupe les 45 plus grosses entreprises du continent, sous la direction de Leif Johansson, PDG de Volvo. Contrairement à tous les autres cités plus haut, l’ERT (pour European Round Table) n’organise pas d’évènement à proprement parler, mais ses membres se rencontrent deux fois par an pour des sessions plénières où ils décident des orientations que devrait prendre l’UE : comme pour les orientations de l’Acte unique européen et du traité de Maastricht, dont on dit que Philips, Fiat et consorts auraient influencé les grands desseins de libéralisation.

Comment faire pour qu’une carte de visite circule entre ces mains ? Il n’y a pas de réponse toute faite, seuls les joueurs les plus aguerris trouveront leur chemin...

Hors top 10 – il faut toujours voir plus loin que le bout de son Europe –, la réalisation du rêve d’accès a l’ERT du joueur se confirme lorsqu’il est invité à la rencontre annuelle du Bilderberg club, créé en 1953 aux Pays-Bas. Regroupant une centaine de personnes issues de l’élite la plus influente d’Europe et d’Amérique dans une maison fermée où rien n’est enregistré et tout est informel, ce cercle est présidé par un certain Étienne Davignon, célèbre homme politique et homme d’affaire belge, déjà à l’origine de l’ERT.


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18 décembre 2010
17:48
Le top 10 du networking à Bruxelles

et les diners British Chambre of Commerce ? ou Kangaroo Group (! !!) ? ou le Club De Warande (! !!!!) ? ou Interel, CEPS, Friends of Europe ? C’est pas moin que « Toastmasters International » (ihihi... j’ai fait un petit sondage entre mes amis : jamais entendu... !).

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30 décembre 2010
19:10
Le top 10 du networking à Bruxelles

Le réseau des anciens de la LSE plus performant que celui des anciens du Collège d’Europe ?? on aura tout vu !! :-)

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Sur internet

La table ronde des industriels (ERT°
Site officiel

European policy Center (EPC)
Site officiel

Le Cercle de Lorraine
Site officiel

Alumni de la LSE
Le site de l'association en Belgique

Brussels Toastmaster
Site officiel

The Hub à Bruxelles
Site officiel

European Public Affairs Awards
Site officiel

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L’opération, indépendante, est financée intégralement par la Fondation Hippocrène.

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