M. Karas, par ailleurs membre de la Commission temporaire sur les défis politiques et les moyens budgétaires de l’Union élargie 2007-2013, affirmait être d’avance reconnaissant à tous ceux pouvant lui donner des informations concernant sa localisation et ses activités.
Cette critique acerbe à l’encontre de l’actuel Président du Conseil européen, le Premier ministre britannique M. Tony Blair, s’ajoute à celles déjà exprimées par de nombreux observateurs sur le peu de résultats de la Présidence britannique sur des dossiers-clés comme les perspectives financières de l’UE pour la période 2007-2013 ou encore l’avenir du Projet de Traité établissant une Constitution pour l’Europe.
Un coup d’œil sur l’agenda de la Présidence britannique permet de se rendre compte que sur de nombreux dossiers (l’élargissement, la lutte contre le changement climatique, l’augmentation de l’aide publique au développement, les négociations commerciales internationales, la simplification de la réglementation européenne), les positions britanniques progressent. Mais M. Karas a raison de noter que sur des sujets cruciaux pour le bon fonctionnement de l’UE à 25, les Britanniques n’ont pas fait encore de propositions majeures. On ne peut en effet qu’être sceptique devant les discours répétés et parfois simplistes de Gordon Brown, ministre britannique des finances, sur la nécessité de réformer le modèle économique et social européen, trop vieux et incapable de rendre un emploi au 20 millions de chômeurs. Le constat est vrai mais la solution n’est peut être pas dans l’utilisation abusive de l’opposition ancien/moderne.


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