Sylvie Goulard : son parcours en quelques mots
Diplômée de l’ENA, S. Goulard a commencé sa carrière au Ministère des Affaires étrangères où elle a notamment servi pendant plusieurs années en Allemagne.
Elle s’est ensuite tournée vers l’enseignement et la recherche : au Centre d’Etudes des Relations Internationales (CERI) de Sciences Po Paris) mais aussi au Collège d’Europe à Bruges où elle intervient encore aujourd’hui.
De 2001 à 2004, elle a été conseillère de Romano Prodi, alors Président de la Commission européenne, période durant laquelle elle a notamment suivi les travaux de la Convention sur l’avenir de l’Europe, présidée par Valéry Giscard d’Estaing.
Elle est élue à la présidence du Mouvement européen-France en 2006, succédant à Pierre Moscovici, lui-même candidat à sa propre succession et devient la première présidente du ME-F issue de la société civile. Son action à la présidence du ME-F a permis au Mouvement de revenir sur les devants de la scène notamment gràce à l’organisation en 2007 et 2008 des Etats généraux de l’Europe (à Lille et à Lyon).
Elle rejoint les rangs du Mouvement démocrate de F. Bayrou à la fin de l’année 2008 et prend la tête de la liste Grand Ouest pour le Modem en mars 2009.
Sylvie Goulard n’est pas une députée sortante et pourtant, à entendre l’ex-présidente du Mouvement européen France, on comprend très vite qu’elle sera au Parlement européen, si elle est élue dans quelques jours, comme un poisson dans l’eau.
L’ancienne conseillère de Romano Prodi s’est engagée en politique il y a quelques mois à peine, sollicitée par François Bayrou, comme elle l’explique ici. Le choix du Modem s’explique selon elle par le rôle déterminant joué par cette famille politique, démocrate chrétienne, dans la construction européenne. Sur le « Bayrou show » dans la perspective de la présidentielle de 2012 ? « Chacun fait son boulot », en d’autres termes lui prépare la Présidentielle de 2012, et nous, les candidats Modem aux Européennes, « on bosse sur le terrain aux côtés des électeurs », rien à signaler !
Le Modem doit-il rester dans le groupe ADLE (Alliance des Libéraux et des Démocrates pour l’Europe) au sein du Parlement européen ? Réponse de l’intéressée : « je trouve assez étonnante la manière dont les Français se font peur avec le mot libéral ». La couverture des élections européennes par les médias ? Insuffisante selon elle, mais pas seulement à cause des médias eux-mêmes ; les grands partis, qui s’y sont mis très tardivement, ont aussi une grande responsabilité dans ce manque d’intérêt. Elle en profite au passage pour qualifier de « scandaleuse » l’éviction des listes socialistes de Gilles Savary, député européen sortant.
Scandale également lorsqu’il s’agit de la nomination du Président de la Commission européenne, dont l’actuel président, José Manuel Barroso, est au cœur d’une polémique grandissante au sujet de sa très probable reconduction à la tête de l’exécutif européen. Sylvie Goulard aime le franc-parler et n’y va pas avec le dos de la cuillère : Barroso n’a pas de bilan, il est passé maître dans l’art de la politique politicienne. La candidate du Modem rappelle aussi sa préférence pour l’Italien Mario Monti, ancien Commissaire européen à la Concurrence et candidat du Parti Démocrate Européen (PDE).
D’autres questions ? On vous laisse découvrir la suite par vous-même...
Illustration : Stéphane Robin sur son blog Robin Modem


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