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Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)


Première partie : L’Union européenne et la Croatie, un parfum d’adhésion flotte dans l’air

Premier volet de notre nouvelle série sur les Balkans et leurs relations avec l’Union européenne, en 7 épisodes, Etat par Etat.
Depuis le sommet de Thessalonique ayant réuni les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne en 2003, une perspective d’adhésion claire s’est ouverte pour la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Monténégro, la République de Macédoine, l’Albanie et le Kosovo. Entre-temps, ces pays se sont vus géographiquement encerclés par la Communauté européenne, avec l’entrée en 2004 de la Slovénie dans l’UE ainsi que celle de la Bulgarie et de la Roumanie en 2007. Cette série d’articles aborde donc l’état actuel du processus d’intégration, attire l’attention sur les problèmes des Etats en particulier et de cette région du globe en général et, enfin, offre une perspective pour les années à venir.

Le 28 mars dernier, le Parlement européen a ouvertement soutenu l’ adhésion de la Croatie pour 2009. Une semaine auparavant, le 22 mars, dans le cadre d’un débat sur le 50ème anniversaire de la Communauté européenne, le président des démocrates libéraux au Bundestag, Guido Westerwelle, avait déclaré que « même si elle ne nous avait rien apporté de plus que 50 ans de paix », l’Europe aurait déjà valu la peine d’exister.

50 années de paix en Europe... sauf dans les Balkans

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la Yougoslavie socialiste

De 1945 à 1991, la Croatie était une des six républiques yougoslaves socialistes dirigées par Tito

Ces deux évènements n’ont a priori rien à voir entre eux. Pourtant, une analyse rapprochée de ces deux prises de position est prompte à en dévoiler les points communs. Cette paix dont il est question dans la déclaration de Westerwelle s’est malheureusement limitée aux membres actuels de l’Union européenne, puisqu’au début des années 1990 les Balkans occidentaux ont été dévastés par une guerre que ni l’ONU ni l’Union européenne fraîchement constituée n’ont pu endiguer et encore moins faire cesser. Le conflit des Balkans a fait comprendre à l’Union européenne que le besoin d’une politique étrangère et de sécurité commune était une priorité absolue. La communauté internationale a également reçu la preuve qu’aucune crise, européenne ou non, ne pouvait être résolue sans un engagement aux côtés des Etats-Unis, et ce même après la fin de la guerre froide. L’Allemagne, aux côtés de l’Autriche, appartenait aux nations qui ont plaidé très tôt pour une reconnaissance des Républiques yougoslaves en tant qu’états indépendant. Sous la pression allemande, l’UE a ainsi reconnu, le 15 janvier 1992, la Croatie et la Slovénie comme étant des états indépendants.

L’urgence : une réforme de l’UE

Les critères dits de Copenhague

« Tout pays qui présente sa candidature à l’adhésion à l’Union européenne (UE) doit respecter les conditions posées par l’article 49 et les principes de l’article 6 § 1 du traité sur l’UE. Dans ce contexte, des critères ont été dégagés lors du Conseil européen de Copenhague en 1993 et renforcés lors du Conseil européen de Madrid en 1995.
Pour adhérer à l’UE, un nouvel État membre doit remplir trois critères :
- le critère politique : la présence d’institutions stables garantissant la démocratie, l’État de droit, les droits de l’homme, le respect des minorités et leur protection ;
- le critère économique : l’existence d’une économie de marché viable et la capacité à faire face aux forces du marché et à la pression concurrentielle à l’intérieur de l’Union ;
- le critère de l’acquis communautaire : l’aptitude à assumer les obligations découlant de l’adhésion, et notamment à souscrire aux objectifs de l’Union politique, économique et monétaire. Pour que le Conseil européen décide de l’ouverture des négociations, le critère politique doit être rempli. Tout pays qui souhaite adhérer à l’Union doit respecter les critères d’adhésion. La stratégie de préadhésion et les négociations d’adhésion fournissent le cadre et les instruments nécessaires. » (Source : Europa)
Un dernier critère, qui n’est pas présent sur le portail officiel de l’UE, est la capacité d’absorption de l’UE à accueillir de nouveaux membres (maintenant appelée capacité d’intégration). Tout comme les autres critères, ce dernier est sujet à débat. Les discussions autour de l’absence de ce critère dans les négociations des élargissements de 2004 et 2007 (son absence sur le site Europa en est une preuve flagrante) ont poussé la Commission a consacré une étude sur cette question dans son rapport de décembre 2006 (Rapport de la Commission européenne sur les avancées des pays candidats).

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Ivo Sanadar (Union démocratique croate)

Il occupe le poste de premier ministre de la Croatie depuis 2003

Le deuxième point commun entre ces deux déclarations réside dans la situation particulière des rapports entre la Croatie et l’UE. A l’heure de son 50ème anniversaire, l’UE a besoin d’être réformée d’urgence, car les structures existantes ont été crées pour 12 états et doivent désormais permettre à 27 membres de déterminer une action commune. Les Etats membres ont dans cette optique décidé d’agir rapidement et la signature du « traité réformateur » est à présent attendue avant la fin de l’année 2007. Parallèlement à cela, l’espoir d’adhésion croate se trouve face à un dilemme. Le Traité de Nice dispose en effet que les structures actuelles de l’UE peuvent admettre un maximum de 27 états, ce qui signifie qu’une entrée de la Croatie dans l’UE va à l’encontre des dispositions du Traité de Nice. Ainsi, le processus européen de renouvellement des institutions et la candidature de la Croatie sont directement liés. Au-delà de la simple réforme des institutions, se joue donc également, dans les négociations de la Conférence Intergouvernementale actuellement en cours, l’avenir du processus d’élargissement.

Le premier ministre croate, Ivo Sanader, s’est exprimé sur le sujet à plusieurs reprises, en déclarant que les déboires qui ont entouré la question de la réforme des institutions ne remettraient aucunement en question les efforts d’adhésion croates. L’UE se trouve ainsi, et sûrement de manière temporaire, face à un problème nouveau : le candidat est prêt pour l’adhésion, l’UE en revanche ne l’est pas encore. L’avenir du dossier croate, au-delà des aspects de conformité aux critères de Copenhague, qui servent de repère dans le cadre de la politique d’élargissement, dépend donc aussi de l’issue des négociations en cours.

Néanmoins, la situation semble aujourd’hui plus favorable à une réforme rapide des institutions qu’elle ne l’était il y a de cela six mois. Seule ombre au tableau pour la Croatie : la nouvelle disposition constitutionnelle française requérant un référendum pour tout nouvel élargissement. Cette dernière ne doit pas s’appliquer dans le cas de la Croatie, pourtant, le vote de cette disposition, qui fait aujourd’hui débat en France et en Europe, est représentatif de l’état d’esprit de certains dirigeants français, et d’une partie de l’opinion publique, à l’égard des élargissements futurs. Quand on se souvient de l’accueil plus que frileux, en mai 2004, des nouveaux Etats membres par les citoyens français, il y a lieu de se poser quelques questions sur l’issue du dossier croate.

Une politique de réforme en faveur d’une adhésion à l’UE

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Franjo Tudman (1922-1999)

Franjo Tudman fut le premier président croate élu démocratiquement, il a conduit le pays vers l’indépendance

Le troisième point que ces déclarations ont en commun est le rôle de l’Union européenne, à savoir celui d’une puissance capable de faire régner la paix. Admettre les Balkans occidentaux coûtera certes des milliards d’Euros à l’UE. La Bosnie-Herzégovine et un Kosovo éventuellement indépendant auront encore besoin de plusieurs décennies avant que l’ adhésion ne soit d’actualité. Malgré tout cela, l’UE se sent investie d’une mission et d’une responsabilité vis-à-vis de ces populations. Même si cette perspective ne plaît pas à beaucoup dans l’UE actuelle, l’Europe doit pallie aujourd’hui les défauts de son manque de réactivité dans les Balkans dans les années 90, en menant ces pays vers l’adhésion.

Comme pour l’Espagne et la Grèce, ce vœu d’adhésion à l’UE a été le moteur de la modernisation de la Croatie. Il a encouragé la conduite d’une politique extérieure réfléchie et fiable ainsi qu’une réforme rapide de l’économie. Après la mort de Franjo Tudman en 1999 et la défaite de son parti, le parti de l’union démocratique de la Croatie (HDZ), au cours de l’année suivante, ce sont les sociaux-démocrates et libéraux qui ont mené les réformes nécessaires. Parallèlement, les moyens financiers destinés aux Croates de Bosnie ont été radicalement réduits ; la Croatie a également clairement fait savoir qu’elle ne soutiendrait aucune velléité de l’Herzégovine de faire sécession de la Bosnie.

La Croatie est prête pour 2009, qu’en est-il de l’Europe ?

La Croatie est bien partie pour devenir membre de l’Union européenne en 2009. Les progrès de la Croatie dans les négociations d’adhésion avec l’UE sont indéniables, bien que des réformes supplémentaires soient nécessaires et urgentes, notamment dans le domaine du retour des réfugiés, de la lutte contre la corruption et de l’assimilation du passé proche (par exemple le conflit de frontière avec la Slovénie, la réconciliation avec la Bosnie et la Serbie, le soutien sans réserve du travail effectué par le Tribunal pénal international pour l’Ex-Yougoslavie).

Il ne fait toutefois aucun doute que la Croatie surmontera ces obstacles : en effet, la perspective de l’adhésion l’a déjà conduite à se démocratiser et à adopter une nouvelle orientation en matière de politique étrangère, ce ne sont donc pas quelques réformes dans le domaine de la justice qui vont lui faire peur.

La Croatie sera ainsi probablement prête à entrer dans l’UE en 2009. En revanche, le fait que l’UE soit capable de l’accueillir reste pour le moins discutable. La réforme des institutions permettant à l’UE d’accueillir de nouveaux membres paraît aujourd’hui un obstacle surmontable, et ce dans un avenir proche. Pour ce qui est du désir des dirigeants et des citoyens européens d’accueillir de nouveaux Etats membres, alors que les élargissements de 2004 et 2007 sont encore au centre de nombreux débats nationaux, la question est plus délicate. Rajouter à cela l’omniprésence du dossier turc dans l’ensemble des débats ayant traits à l’élargissement, et le tableau s’assombrit dramatiquement. Reste à esperer que l’adhésion de la Croatie ne pâtira pas des défaillances d’autres pays ou du contexte difficle du moment.


-  Aller à la partie suivante : La Macédoine



Espace réactions (13)
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Stjepan Greiner
15 septembre 2007
01:52
Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

Un article intéressant, mais trop incomplet. Il ne fait aucun doute que les institutions européennes ne sont pas prêtes à un nouvel élargissement, ce que vous énoncez à plusieurs reprises dans ces lignes. Mais, selon moi, et de nombreux Croates, la Croatie est déjà dans l’Union Européenne, ou - nuançons un peu - elle a déjà un pied dedans. Pourquoi ? Car dans les politiques menées par les deux Gouvernements Sanader, l’un des objectifs économiques était de dynamiser les secteurs industriels et tertiaires croates. Ce faisant, les entreprises croates, aussi bien nationales que privées, ont été absorbées par des multinationales venant de tous points du globe. Citons quelques exemples : Hrvatski Telekom (HT), le France Télécom croate a été racheté par T-Com, un des opérateurs téléphoniques allemands ; Dalmacijacement, l’un des plus gros producteurs de ciments et mortiers de la Dalmatie centrale a été racheté par Cemex ; HP, la poste, est passée sous la direction de la poste allemande (lorsque vous envoyez une lettre depuis la Croatie, elle voyage d’abord en fourgon jusqu’en Allemagne, où elle rejoint un centre de tri avant de prendre l’avion) ; toutes les banques ont été absorbées par des grands groupes français (la Splitska Banka par la Société Générale), allemands (Erste, Raiffaisen) ou autrichiens (Hypo Alpe Adria) etc. Seule la banque nationale est restée croate à 100%, ainsi que l’INA (Industrija NAfte), LA compagnie pétrolière croate. En clair, la Croatie a presque tout vendu de ce qu’elle avait de véritablement croate et, et c’est de là que naissent les premières réticences des euro-sceptiques croates, elle est devenue une vaste filiale des entreprises européennes ou, plus largement, de fonds d’investissement majoritairement européens. La situation est telle que l’autoroute A1, celle reliant la métropole à Split, a été construite par la Strabag autrichienne, société de construction de routes detenant maintenant 51% de la société d’exploitation de ladite autoroute. Finalement, l’on constate que les deux derniers gouvernements ont choisi la voie d’un développement rapide du pays, développement qui a certes revitalisé la croissance économique croate à court terme, mais qui laissera sans doute de nombreuses cicatrices dans l’avenir.

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Julien C.
13 octobre 2007
14:42
Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

Une chose m’a fait tiquer : « des pays comme la Bosnie et le Kosovo ». Non.

- la Bosnie n’existe pas internationalement. Elle fait partie de la fédération de Bosnie-Herzégovine,qui, elle est un État.
- le Kosovo,n’a jamais ete un État. Une province sous la Yougoslavie de Tito, puis une région de la Serbie, ce qu’elle fut jusqu’en 1999. Elle est désormais un territoire sous « administration de l’ONU », et d’un point de vue purement juridique, fait toujours partie de la Serbie.

Cela peut paraitre des détails, mais je ne le crois pas. Les méandres de l’histoire politique des Balkans nous obligent a faire attention aux termes et raccourcis.

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Helene Banner
18 octobre 2007
21:28
Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

Merci, Julien, pour ta remarque pertinente. Les passages concernés ont été changés.

Helene

V.S,
12 février 2008
02:40
Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

@ Julien C.

Non, en fait, la Bosnie-Herzègovine est le nom officiel, mais il n’y a aucune fédération entre la Bosnie et la Herzègovine... ce sont simplement deux régions geographiques du pays (nord et le sud). Par contre, il existent deux parties du pays, La fédération et « republika srpska » qui ensemble font la Bosnie-Herzègovine, établies par les accords de Dayton en 1996.


30 janvier 2008
03:11
Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

Il est regrettable que la Croatie n’aie pas permis d’attraper Ante Gotovina plus tôt, comme ça les négociations d’adhésion aurait bien commencer le 17 mars 2005 comme c’était prévu à l’origine, et la Croatie aurait ainsi pu adhérer à l’UE en même temps que la Roumanie et que la Bulgarie, et aujourd’hui la page serait tournée. Mine de rien, le fait qu’on aie trouvé Ante Gotovina aux Canaries, ça démontrait pas que le TPIY se trompait et qu’en fait Zagreb y pouvait vraiment rien concernant sa capture ? Et si la réponse est oui, le TPIY ne se trompe-t-il pas encore aujourd’hui concernant la coopération de Belgrade avec le TPIY ?

Enfin bref, il est tout de même positif de voir les pays des Balkans sur la voie européenne, et la Croatie reste un modèle de démocratisation dans la région. Elle devrait adhérer en 2010, je pense que la présidence slovène annoncera la date au Conseil européen de juin 2008, juste après le référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne (puisque toute nouvelle adhésion est conditionnée à la réforme des institutions et que le seul obstacle à celle-ci reste actuellement le référendum qui doit se tenir en Irlande en mai ou juin prochain).

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ALFRED
31 janvier 2008
15:29
Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

Julien le racourci concernant Kosovo est tout à fait inexact : Cherche un peu plus loin que Tito est tu trouveras qu’en 1913 avec le soutien de la france,on ampute à l’albanie,le kosovo,etc etc (40%) du territoire albanais est resté en dehors des frontieres.ET JURIDIQUEMENT kOSOVO NE FERA PLUS PARTIE DE LA SERBIE.

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Courgeron
9 février 2008
03:17
Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

Et la question des territoires Istro-dalmates retirés aux Vénètes (par l’intermédiaire de l’Italie) sera-t-elle d’actualité ? Pour rappel plusieurs dizaines de milliers de dalmates parlant italien ont été massacrés de façon barbare en 1945 (les « foibe ») et près de 350.000 autres ont été expulsés... Il est certain que la question de la frontière Istrienne fera l’objet d’un débat et que les survivants et descendants des déplacés attendront une reconnaissance officielle de cette tragédie de la part des dirigeants croates... Pour le reste, cette nation a pleinement droit d’entrer dans l’Union Européenne...

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virus
11 mars 2008
20:00
Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

La Croatie est un pays merveilleux. Une cote adriatique a faire rever les fonctionnaires cloues dans leur bureau, et les gens sont tres serviable. Personnellement, je prefere aller en Croatie et profiter des vacances de reves dans ce pays magnifique, sans avoir a payer en Euro. Si la Croatie adhere a l’Union Europeenne, tous les prix vont quadripler du jour au lendemain. La Croatie se debrouille bien toute seule, elle n’a pas a rendre des comptes a Bruxelles sur les prix moins chers de leur produits. En conclusion, si la Croatie adhere a l’UE, tant mieux. Si elle n’est pas « acceptee » a faire partie de ce club de snobs (sans offance), tant mieux aussi !

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Seb
18 avril 2009
00:36
Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

Tout à fait d’accord avec ce dernier commentaire. La Croatie doit rester en dehors de l’Europe mondialiste et qui va acceuillir bientôt la Turquie. LA Croatie a mis plusierus siècles de luttes et de nationalismes croates pour accéder à son indépendance, ce n’est quand même pas pour entrer dans une autre fédération, peu démocratique comme l’UE, ou elle sera démantelé et racheté par petit morceaux par les grands groupes occidentaux. les milliers de morts pour l’indépendance et de Oluja doivent se retourner dans leurs tombes. La croatie doit rester fiere, indépendante, et souveraine comme la Suisse par exemple...

alfredos
16 janvier 2009
11:17
Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

La Croatie est un pays qui a fait beaucoup d’efforts dans de divers domaines pour pouvoir integrer l’ue.Le probleme c’est que l’UE ne sera prete à l’accepter que dans 2-3 ans et j’espere bien me tromper lourdement ! Il y a de fortes chances qu’il y ait une adhesion massive des balkans y compris le Kosovo qui contrairement à ce que dit Julien est maintenant un Etat bien viable et reconnu par plusieurs Etats ! Kosovo a été ce qu’il a été sous Tito etc mais cela ne veut pas dire que c’est une region qui n’existe pas , qui n’a pas d’identité etc ! L’histoire leur a donné raison bien que les problemes restent legion ! Si la Serbie qui disons les choses a fait tant de mal aux balkans ( La serbie a fait la guerre contre tout le monde : Kosovo, Bosnie,etc etc et les consequences ne peuvent pas etre effacées facilement !

Ce qui manque à la Serbie c’est l’humilité, la compassion de reconnaitre leur torts et de proceder à une conciliation comme l’a faite l’Allemagne et la France !

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sl
2 avril 2009
21:37
Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

Il ne faut pas oublier que la guerre se pratique à plusieurs (donc pas seulement la Serbie contre tout le monde). Chaque Etat de l’ancienne yougoslavie à ses torts !!! L’humilité est un mot très mal choisie.

legéographe2009
11 septembre 2009
12:55
Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

dommage que la slovénie ait bloqué les négociations . mais je suis très confiant pour une levée du blocage et donc la croatie pourra adhérer à l’UE en 2010-2011...

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David
6 avril 2012
13:45
Balkans : en route pour l’Union européenne ? (1/7, la Croatie)

Cet article est sympa mais n’est plus à jour. il faut rajouter la démission puis le jugement pour corruption d’Ivo sanader, ainsi que le référendum pour l’adhésion (66,27% de oui, 43,51% de participation) en décembre 2011. L’adhésion sera effective le 1er juillet 2013, une fois que les 27 pays de l’Union européenne auront ratifié le traité d’adhésion.

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Auteurs

Sören KEIL

Sören est né en 1983 à Lübz - village du Mecklembourg (nord-est de l’Allemagne) - et grandit ensuite près de Leipzig. Son bac en poche, il décida d’étudier les sciences politiques, le droit et l’histoire à Würzburg, avant de terminer ses études par un (...)

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